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Création entreprise Travaux/Habitat : néophytes et manager bienvenus

2012-07-26T17:00:00+02:00

14.09.2009 mis à jour le 26.07.2012, 


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Le secteur des travaux et de l’habitat s’adapte à tous les apports financiers et à tous les profils. Aucune obligation d’être issu du secteur : il suffit d’avoir un tempérament de manager pour profiter d’opportunités sur tout le territoire français.

Neophytes et managers bienvenus
Crédits photo : Getty Images
Nul besoin d'être issu du secteur pour entreprendre en Travaux et Habitat

Compétences requises : sens du management

Indéniablement, l’entrepreneur du secteur des travaux et de l’habitat doit faire preuve d’un fort tempérament managérial, qu’il s’agisse d’animer un réseau d’artisans, notamment dans le cas des courtiers en travaux, ou bien ses propres équipes. La conjoncture économique n’étant pas favorable au secteur du bâtiment dans son ensemble, les capacités commerciales constituent plus que jamais une compétence fondamentale, notamment pour booster les ventes. Un sens aigu de l’organisation se révèle également un facteur de réussite, la gageure étant de savoir gérer plusieurs chantiers à la fois, quel que soit le domaine d’activité.


Origines professionnelles : néophytes bienvenus

Les entrepreneurs qui se lancent dans ce secteur proviennent d’origines très diverses. Une majorité de réseaux de courtage en travaux n’exigent pas de leurs futurs adhérents qu’ils soient issus du secteur, à l’image de l’enseigne La Maison des Travaux. En effet, le courtier n’est pas un maître d’œuvre : il sélectionne les artisans bâtisseurs. Nul besoin d’être issu du métier du bâtiment, même pour des activités « traditionnelles » aussi spécialisées que la fenêtre, à l’image des réseaux Tryba et Belisol.


Certaines enseignes souhaitent tout de même recruter des candidats expérimentés dans le secteur. Ainsi, Irrijardin, Monsieur Store ou encore le spécialiste de la préfabrication en béton Preco estiment préférable de connaître le métier quand Les Menuisiers Pévécistes Deceuninck et Papa Bricole l’exigent. De manière générale, des formations théoriques et pratiques sont dispensées par la tête de réseau pour pallier l’inexpérience des nouveaux franchisés.


Investissement

La fourchette d’investissement pour entreprendre dans le secteur des travaux et de l’habitat est assez large. Le courtage en travaux est une activité qui nécessite peu de frais fixes : dans le cas d’Activ Travaux, les concessionnaires n’ont pas de local, ne gèrent aucun stock et n’ont pas forcément besoin de personnel. Pour cette enseigne, l’apport personnel démarre à 7 000 euros. Pour Axeo Travaux, et Cimco Travaux, la somme minimale à investir s’élève 10 000 euros, pour Illico Travaux il faut compter le double, soit 20 000 euros.


Pour les réseaux de menuiseries, le coût varie entre 30 000 et 50 000 euros : Lorenove rentre dans cette fourchette, avec un investissement évalué à 40 000 euros. Les réseaux Tryba et Clair de Baie nécessitent respectivement un investissement initial de 75 000 et 160 000 euros.

Les enseignes expertes en rénovation réclament parfois d’importants moyens. Plus de 110 000 euros sont nécessaires pour intégrer le réseau FCA, positionné sur la rénovation thermique de l’habitat. L’investissement peut grimper entre 180 000 et 240 000 euros pour Net Habitat, spécialiste des toitures et façades.

Une franchise de paysagiste, comme Cardinal Jardin, nécessite un apport minimum de 15 000 euros. Pour l’enseigne Daniel Moquet Signe Vos Allées, ce montant s’élève entre 40 000 et 60 000 euros.

Chez les piscinistes, l’investissement hors pas-de-porte varie fortement : une boutique Irrijardin requiert entre 80 000 et 200 000 euros quand Piscinelle n’en nécessite que 20 000 euros.


Réglementations

Le Grenelle de l’environnement a fixé pour objectif la réduction des consommations d’énergie du parc des bâtiments existant d’au moins 38 % d’ici à 20201. La rénovation de 400 000 logements chaque année à compter de 2013 est ainsi engagée. Dispositif-clé du plan bâtiment du Grenelle de l’environnement, l’éco-prêt à taux zéro (EPTZ) a connu un démarrage rapide. Trois mois après son lancement en 2009, 45 000 demandes avaient été déposées par des particuliers, pour 15 000 prêts accordés. Il s’agit essentiellement de travaux d’amélioration thermique, pour un montant maximum de 20 000 euros pour un bouquet de deux travaux ou de 30 000 euros pour plus de trois travaux. Au total, 320 000 logements devraient être rénovés d’ici la fin de l’année.

Les évolutions de l’éco-prêt à taux zéro

Cette année, la durée maximum de l’EPTZ est passée de 10 à 15 ans pour les bouquets de trois travaux et les projets visant à une performance globale. Le cumul de l’EPTZ et du crédit d’impôt au développement durable est de nouveau possible pour les revenus de foyer fiscal n’excédant pas 30 000 euros, l’avant-dernière année précédant l’offre de prêt.


Projets de développement et recrutement

Les perspectives d’évolution sont fortes, encouragées par le retour de la croissance du secteur de la construction et de la rénovation en 2011, et ce malgré un début d’année 2012 tendu. La frilosité du marché immobilier et l’érosion naturelle de l’habitat, couplées à une législation de plus en plus exigeante en termes de développement durable, augmente les besoins en travaux. La Maison des Travaux ambitionne ainsi de passer de 50 courtiers en travaux à 185 à terme. Les opportunités existent sur l’ensemble du territoire hexagonal. Chez Cimco Travaux, l’objectif est d’atteindre dix franchisés d’ici la fin de l’année puis de passer à un rythme de 20 à 30 nouveaux franchisés par an. FCA souhaite passer le cap de la trentaine d’agences cette année, soit dix de plus, et Net Habitat conserve sa cadence avec trois ouvertures annuelles.


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1 Source : Insee, « Pour une prospective de l’amélioration de la performance énergétique du parc des logements lorrains », juin 2010

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