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Devenir franchisé dans les services aux entreprises : qualités commerciales et managériales requises

2009-11-17T12:16:00+02:00

17.11.2009, 


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Les services aux entreprises représentent environ 15% des emplois en France. Ils sont devenus le premier créateur d’emplois au cours des vingt-cinq dernières années.

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Crédits photo : Getty images
Le candidat doit avoir le sens du commerce, aimer la vente et savoir gérer les relations humaines.

Compétences requises : commerce et management

Le candidat à l’ouverture d’une franchise dans les services aux entreprises doit avoir le sens du commerce. Il est très souvent en contact direct avec ses clients. Il lui faut donc aimer la vente, l’avoir déjà pratiquée et savoir gérer les relations humaines.
Ses clients étant des entreprises, le futur franchisé doit avoir une expérience avérée de l’entreprise, de son fonctionnement et de ses contraintes. Il doit en comprendre les règles et les enjeux.
Le plus souvent une compétence managériale est fortement recommandée pour pouvoir gérer au mieux les équipes de travail.
Enfin, certains réseaux exigent des compétences spécifiques à leur domaine d’activité. Eurosign, réseau de communication visuelle et graphique, demande à ses candidats une maîtrise des outils de PAO. Wikane, de son côté, réseau dédié au développement global des entreprises, recrutent des profils Bac + 4 au minimum, avec de solides bases en finance et en marketing.


Origines professionnelles

Les candidats peuvent venir de secteurs d’activités divers. Les personnes ayant eu une expérience en tant que chef d’entreprise, cadre dirigeant, cadre commercial, consultant, ou directeur des ventes sont privilégiées. Ces fonctions permettent en effet aux futurs franchisés d’être compétents sur la partie commerciale de leur activité mais aussi dans la gestion des équipes.


Affinités et sensibilités personnelles

Les franchisés d’un réseau de services aux entreprises doivent avant tout avoir le sens et le goût du service. Cerner les besoins du client, trouver l’offre la plus pertinente et la plus compétitive, proposer une solution adaptée qui permet à l’entreprise d’être plus performante…sont autant de tâches qui exigent d’avoir envie d’aider l’autre.


Apports personnels

L’investissement global demandé à un candidat pour ouvrir une franchise dans les services aux entreprises est de 64 300 euros en moyenne, dans une fourchette allant de 7 000 à 150 000 euros, auquel il faut parfois rajouter des frais pour l’acquisition d’un fonds de roulement.
Les réseaux qui demandent l’investissement global le plus élevé sont les franchises de travail temporaire. Le candidat doit dans ce secteur compter entre 120 000 et 150 000 euros.


Réglementation

Il n’existe pas de réglementation ou d’agrément particulier pour créer sa structure de services aux entreprises, mis à part dans de rares secteurs comme celui de la collecte et du traitement des déchets dangereux et toxiques par exemple.
Pour se lancer dans cette activité réglementée, le candidat devra disposer de véhicules agréés. Chaque enlèvement fera également l’objet d’un bordereau de suivi des déchets dangereux pour assurer une meilleure traçabilité.


Recrutement et projets de développement

Au premier trimestre 2009 Les services aux entreprises employaient 3,9 millions de personnes équivalent temps plein (salariés et non salariés – Source Insee). Cela représente un peu plus de 15% de l’emploi intérieur total. Le principal employeur du secteur des services aux entreprises est le travail temporaire.
Entre 1990 et 2008, les services aux entreprises sont devenus les premiers créateurs d’emplois en France.
De façon plus conjoncturelle, la crise a modifié quelque peu la donne. Entre le premier trimestre 2008 et le premier trimestre 2009, en effet, les pertes d’emploi ont été importantes. 173 000 emplois ont été perdus en l’espace d’un an. Ce repli s’explique quasi exclusivement par les fortes baisses observées dans le secteur de l’intérim. D’ailleurs, hors intérim, les effectifs des services aux entreprises sont restés stables sur un an. Cette chute du nombre d’emplois dans le travail temporaire s’explique par la baisse d’activité très importante dans le secteur de l’industrie depuis le début de la crise. Principal demandeur de travailleurs temporaires, l’industrie, a aujourd’hui de moins en moins recours à l’intérim.
D’après les résultats de l’enquête de conjoncture dans les services de l’Insee de juin 2009, les pertes d’emploi dans les services aux entreprises devraient se poursuivre avec le ralentissement de l’activité du secteur, même si celui-ci est moins prononcé que lors de ces derniers mois.
 

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