Pourquoi choisir la reprise

Reprise d'une franchise : plus chère, mais moins risquée

2011-07-27T10:13:00+02:00

16.02.2009 mis à jour le 27.07.2011, 


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Avec les opportunités de rachats qui se multiplient, l’entrepreneur a aujourd’hui le choix entre créer et reprendre au sein d’une franchise. Avantages et inconvénients de chaque formule.

Reprise et transmission d'entreprise
Crédits photo : Getty Images
"Le marché de la reprise demeure relativement confidentiel."

Avantages et inconvénients de la reprise d'une franchise

Des éléments d'appréciation concrets

Principal intérêt de la reprise : l'acquéreur dispose d'un outil de travail immédiatement opérationnel et sait précisément où il va. « Les comptes annuels (bilans, comptes de résultat…) constituent des éléments d'appréciation concrets, contrairement aux prévisionnels », avance Chantal Zimmer, déléguée générale de la Fédération Française de la Franchise (FFF). Qui dit point de vente existant, dit également clientèle déjà établie. Et possibilité pour le nouveau dirigeant de se verser un revenu. « A l'inverse, lors d'une création, il est rare de se payer au démarrage », pointe Chantal Zimmer.


Le poids du passé à supporter

Reprendre une affaire revient certes à minimiser les risques mais l'opération est plus gourmande en capitaux qu'une création puisque l'on rachète une clientèle, un chiffre d'affaires d'existant, éventuellement des salariés formés... « Il faut donc un apport personnel plus conséquent », prévient Chantal Zimmer. En outre, la reprise exige une plus grande mobilité géographique. Sans compter que le repreneur devra évoluer avec des collaborateurs choisis par son prédécesseur puisque les contrats de travail sont automatiquement transférés.


Enquête CSA-Banque populaire 2008
Crédits photo : Source : Enquête CSA-Banque populaire 2008
Projets de transmission : à qui les franchisés ont-ils prévu de vendre ?

Recherche cession : des annonces en nombre limité

Consultation gratuite, contact payant ?

Force est de constater que le marché de la reprise demeure relativement confidentiel. « Il y a peu d'annonces », confirme Marie Muller, fondatrice du cabinet Acetra Conseil, spécialisé en fusions acquisitions. En cherchant bien, on en trouve quelques unes publiées en ligne, ici et là, comme sur le site de l'Observatoire de la franchise, de l'association Cédants et repreneurs d'affaires (CRA), du groupement de consultants Franchise Sélection ou encore sur le portail de mise en relation entre vendeurs et acquéreurs Equylibre. Ces offres sont consultables gratuitement. Mais la prise de contact avec le cédant est généralement payante. « La meilleure stratégie pour dénicher une « cible » reste encore de contacter directement les franchiseurs », conseille Marie Muller.


La transmission négligée par les réseaux 

Près de 40 % des franchiseurs sont confrontés à la question de la transmission des entreprises détenues par ses franchisés. C'est ce que révèle l'enquête annuelle sur la franchise de 2010 menée par l'institut CSA à la demande du Groupe Banque Populaire et de la FFF. On apprend que 69 % des franchisés envisagent de céder leur affaire si une opportunité se présente. Pour 37 % d'entre eux, il s'agit de changer d'activité et pour 38 % de prendre leur retraite. Certains prévoient de vendre à un nouveau franchisé (22 %), d'autres à un salarié (17 %), d'autres à un franchisé du réseau (9 %) ou encore à leur franchiseur (14 %). Mais face à cette vague de départs annoncés, les franchiseurs adoptent un comportement pour le moins déroutant. 67 % reconnaissent en effet que la question de la transmission n'est pas un sujet de discussion avec leurs franchisés. Pire encore : 51 % n'ont mis aucun outil en place pour l'aide à la transmission.


Heureusement, d'année en année, la situation s'améliore, particulièrement dans les réseaux matures (de plus de 15 ans) qui sont davantage confrontés à la problématique que les jeunes enseignes. La Mie Câline, qui a entamé son développement en franchise en 1985, propose ainsi plusieurs services aux franchisés désireux de quitter le réseau. « On s'occupe de trouver des repreneurs potentiels. Notre service de contrôle interne se charge de vérifier la conformité du concept dans l'entreprise proposée à la vente. Quant au matériel, il fait l'objet d'un audit précis réalisé par notre fournisseur agréé », détaille David Giraudeau, directeur général de La Mie Câline. Un bon début.


 

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