Comprendre les enjeux

Reprise : convaincre franchisé et franchiseur

2009-05-15T16:06:00+02:00

16.02.2009 mis à jour le 15.05.2009, 


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Pour une reprise en franchise, il faut savoir appréhender les droits et les obligations du franchisé comme du franchiseur.

Convaincre pour la reprise d'une franchise
Crédits photo : Getty Images
Pour la reprise d'une franchise, il faut convaincre le franchiseur et le franchisé.

Obtenir l'accord préalable du franchiseur

Un passage obligé

Le franchisé est un chef d'entreprise indépendant. En principe, il peut donc librement céder son exploitation à la personne de son choix, au prix qu'il souhaite... Sauf qu'en pratique, sa marge de manœuvre est souvent beaucoup plus réduite. En effet, dans la plupart des réseaux, les contrats de franchise sont conclus intuitu personae, c'est-à-dire en considération de la personne du franchisé, et contiennent une clause dite d'agrément. « Cela implique que le franchisé désireux de vendre est obligé de présenter son successeur au franchiseur et d'obtenir son accord préalablement à la cession », explique Jean Beaudoin, expert dans la stratégie et le développement de réseaux commerciaux.


Séduire franchisé et franchiseur 

Pour l'acquéreur potentiel, il ne s'agit donc pas seulement de convaincre le franchisé de lui vendre son affaire : il devra également tout mettre en œuvre pour séduire le franchiseur ! A noter qu'en cas de refus, celui-ci n'est pas tenu de motiver sa décision.


Evaluer l'entreprise : qui s'en charge ?

Le point de vente franchisé, maillon d'une chaîne

Si certains réseaux font appel à des spécialistes de la valorisation, une majorité d'enseignes laisse le soin aux franchisés d'évaluer eux-mêmes leur entreprise, d'en fixer le prix et de trouver un terrain d'entente avec le repreneur. Reste qu'il n'est pas dans l'intérêt du franchiseur que l'affaire soit surévaluée. « Contrairement au franchisé qui prend son chèque et s'éclipse, la tête de réseau, elle, reste en place et va devoir composer avec les problèmes de rentabilité de l'entreprise et les difficultés du repreneur à rembourser son emprunt », explique Patrice Hubert, consultant en création et développement de réseaux (cabinet Franchise Opportunité). Un bon franchiseur ne saurait donc cautionner une transaction qui risque de léser l'acquéreur sur le plan financier.


Incontournable expert-comptable

Quoi qu'il en soit, le repreneur ne peut se contenter de l'évaluation réalisée par le vendeur, ni même par le franchiseur. Il doit impérativement s'adjoindre les services d'un expert-comptable afin d'avoir sa propre estimation de l'entreprise ciblée.

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