Interview franchiseur

R. Prévost (Speedy) : « Nous mandatons un cabinet qui procède à la valorisation de l’entreprise »

2009-03-06T09:23:00+02:00

06.03.2009, 


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Franchise créée en 1991, Speedy explore plusieurs voies pour favoriser la reprise de ses points de vente. Explications avec René Prevost, D.G France et international de l’enseigne.

René Prévost, Speedy
Crédits photo : Copyright C. Amar
René Prévost, Directeur Général de Speedy

Le réseau Speedy est-il confronté à la problématique de la transmission ? La question de la transmission est une problématique grandissante. En effet, Speedy, qui compte actuellement 124 unités franchisées en France, a entamé son développement en franchise en 1991. Certains franchisés aspirent donc à la retraite. D'autres souhaitent changer d'orientation. Enfin, il y a ceux qui vendent pour « raisons économiques » car leur profil n'est pas en adéquation avec le métier. Tous motifs confondus, 4 centres Speedy ont ainsi changé de main en 2007. Idem l'année suivante. En 2009, il devrait y avoir 8 ou 9 cessions au total.


Avez-vous mis en place des outils afin d'aider les franchisés désireux de céder leur entreprise ? La procédure est la suivante : tout franchisé désireux de vendre doit nous envoyer une lettre avec accusé de réception stipulant le motif de cession et le prix exigé. Nous mandatons alors le cabinet Fiducial qui procède, à nos frais, à la valorisation de l'entreprise. De son côté, le franchisé est libre de missionner un expert pour obtenir sa propre estimation. Reste ensuite à trouver un terrain d'entente sur le prix en cas d'écart significatif.


Comment sont « recrutés » les repreneurs ? Lorsqu'un centre est à vendre, les franchisés en place sont les premiers alertés. Si aucun d'eux n'est intéressé par l'affaire, nous piochons dans le fichier des candidats qui désirent rejoindre notre enseigne : 80 à 100 personnes en attente composent ce vivier. En dernier recours, nous publions une annonce dans la presse, financée à parts égales par le franchiseur et le franchisé.
Autre axe sur lequel nous travaillons depuis quelque temps, la reprise de franchises par les salariés. Trois unités ont ainsi été rachetées par d'anciens collaborateurs au cours des deux dernières années.

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