Portrait

Thierry Soula, ancien agriculteur devenu franchisé dans les piscines

2013-10-18T08:46:00+02:0018.10.2013, 


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Ancien producteur de kiwis et de céréales, Thierry Soula a ouvert en 2012 son magasin Irrijardin à Pavie, dans le Gers. Il propose piscines, spas et solutions d’arrosage aux clients de sa région.

Thierry Soula, Irrijardin
Crédits photo : Droits réservés
Thierry Soula, franchisé Irrijardin à Pavie (32)

Une première vie d’agriculteur

Sorti du lycée en 1983, Thierry Soula consacre les premières années de sa vie professionnelle à aider son père dans son exploitation agricole. En 1988, il devient agriculteur à son compte : il produit des kiwis et des céréales jusqu’en 2011, où il décide de changer de vie. « J’ai une fille de 23 ans et un garçon de 16 ans, et je savais qu’ils n’allaient pas reprendre mon exploitation », se rappelle Thierry Soula.

« J’avais 45 ans à l’époque et je voulais monter autre chose, poursuit-il. Mais je ne voulais pas me soucier de tout ce qui était en amont, comme négocier avec les fournisseurs. » L’entrepreneur pense d’abord au secteur de la restauration, mais abandonne vite l’idée, ne voulant pas vivre en décalage avec sa famille. C’est alors qu’il pense à Irrijardin, enseigne de piscines et d’arrosage qu’il connait bien, le siège étant situé à quelques kilomètres seulement de son domicile.

Une seconde vie de franchisé

« Ce qui m’a séduit, c’est que ce n’était pas juste une franchise, mais aussi un accompagnement », explique Thierry Soula. Avant de signer, il passe plusieurs semaines en stage dans un magasin pour vérifier que le secteur lui plait. Puis, il se lance, vend une partie de ses terres et démarre une formation de plusieurs mois avec Irrijardin. En janvier 2012, il ouvre son magasin à Pavie, dans le Gers.

Magasin Irrijardin à Pavie, dans le Gers
Crédits photo : Droits réservés
L'intérieur du magasin Irrijardin de Pavie, dans le Gers

Un an et demi plus tard, ce n’est que du positif : « J’ai un interlocuteur pour l’approvisionnement de mon magasin, un animateur pour m’aider si besoin, et je peux voir les autres franchisés », explique Thierry Soula. Tous les ans, il bénéficie d’une mise à niveau sur les produits, et tous les mardis, il participe à une conférence téléphonique avec la tête de réseau et les autres franchisés. « Mon choix a été conforté par ce genre de choses, explique le franchisé. On est toujours en contact avec l’enseigne, un peu comme dans mon ancien métier d’agriculteur où on se regroupait aussi. »

Concernant les stocks, le franchisé est libre de créer son propre assortiment, un plus au démarrage quand la trésorerie est encore fragile. « On commence avec un stock très faible, mais l’enseigne nous livre chaque semaine si besoin », explique Thierry Soula. L’entrepreneur doit aussi gérer la saisonnalité de son activité : « L’été, il faut prévoir suffisamment de produits pour contenter les clients. L’hiver, j’allège le stock parce que la demande est plus faible. »

Satisfait de l’enseigne, Thierry Soula l’est moins de ses propres résultats : « Je suis du genre à ne jamais être content de moi, explique-t-il. Mais c’est aussi parce que je sais que je peux m’améliorer. » L’entrepreneur a pourtant bien démarré : aidé pour le moment d’un intérimaire, il compte embaucher son premier salarié à temps plein d’ici un an.

Camille Prigent