Portrait

Riadh Ben Ayed, ancien financier devenu franchisé Alto Café

2013-10-02T06:00:00+02:0002.10.2013, 


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Depuis un peu plus d'un an, Riadh Ben Ayed est franchisé chez Alto Café. Un changement de vie pour ce trentenaire qui travaillait jusqu'alors dans la finance.


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Riadh Ben Ayed devant son tricycle Alto Café.

Se mettre à son compte

De la finance à la franchise, il n’y a parfois qu’un pas. Début 2012, Riadh Ben Ayed, 32 ans, laisse tomber son poste de responsable d’agence chez Western Union pour se lancer dans une nouvelle aventure : celle de chef d’entreprise. « Je voulais être à mon compte, explique ce trentenaire, mais il me paraissait difficile de me lancer seul. Je ressentais le besoin d’être aiguillé ». La franchise s’impose alors comme une évidence. Reste à trouver la bonne enseigne. « A la base, je voulais ouvrir un bar à salade. Mais ça ne s’est pas fait », explique Riadh. Pas question pour autant de baisser les bras.  « J’avais entendu parler d’une enseigne qui vendait du café avec un tricycle. J’ai fait mes recherches sur le Web et je suis tombé sur Alto Café. Un réseau à taille humaine qui collait parfaitement à mes attentes ».

Tout s’enchaine alors très vite. « Les premiers contacts ont été pris en mai 2012 et en juillet je débutais sur mon point de vente », se souvient-il. Désireux de s’installer à Paris, il a cependant dû faire quelques concessions. « Au départ, le réseau m’a proposé un emplacement à Lille. Cela engendrait trop de changements, notamment avec le déménagement », évoque l’ancien financier. Après quelques tractations et une visite, son choix se porte sur le centre commercial Parly 2, où Alto Café est installé au cœur de la Fnac. « C’est à côté de Versailles, je suis à même pas 25 minutes de chez moi ». La nouvelle vie de Riadh peut alors débuter.


Costume contre tablier

Après quatre ans face à des écrans à gérer de l’argent, il passe désormais son temps derrière un comptoir pour servir cafés et repas. Ainsi, le costume a été troqué contre un tablier. Et ce n’est pas le seul changement. Aujourd’hui, les journées de dix heures s’enchainent du lundi au samedi. « Je croyais pouvoir tout gérer seul. Mais j’ai dû prendre des employés. Entre l’administratif et les clients, cela devenait difficile », confesse le franchisé. Deux ou trois étudiants viennent lui prêter main forte tout au long de la semaine.

Car depuis plus d’un an qu’il est installé, Riadh a donné un nouvel élan à son point de vente. « Au début, mon activité était calquée sur celle de la Fnac. Quand il y avait du monde dans le magasin j’avais des clients, et inversement ». La crise faisant son effet, les rayons de l’enseigne de biens culturels ont eu tendance à s’éclaircir. Du changement s’imposait. « J’ai réorganisé mon point de vente. Je me suis également tourné vers une clientèle jusque-là laissée de côté : les employés de la Fnac et ceux du centre commercial ». Des tarifs spéciaux sont ainsi mis en place et l’activité du point de vente repart à la hausse. De bon augure pour la suite de l’aventure. Surtout que la Fnac a renouvelé son contrat d’un an avec lui. De quoi donner des idées à Riadh, puisqu’il ne compte pas s’arrêter là et entend ouvrir, très vite, d’autres unités Alto Café.