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Reconversion : découvrez le parcours de deux anciens salariés devenus franchisés

2013-12-18T08:53:00+02:0018.12.2013, 


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Passer de salarié à entrepreneur se prépare. Céline Bernard et Grégoire Fouquet ont tous deux quitté leur emploi dans la publicité pour se lancer en tant que chefs d'entreprise franchisés, dans l’immobilier pour elle et dans la boulangerie pour lui. Témoignages.

Reconversion
Crédits photo : Shutterstock.com

Aujourd’hui, l’une dirige une agence immobilière et l’autre une boulangerie. Pourtant, dans une autre vie, Céline Bernard et Grégoire Fouquet exerçait dans le même secteur : celui de la publicité. « J’aimais mon métier, mais j’en avais marre de travailler pour quelqu’un d’autre. Je souhaitais depuis longtemps ouvrir mon entreprise dans l’immobilier sans pour autant me lancer seule dans l’aventure », confesse Céline, franchisée Era Immobilier à Marseille (13) depuis 2006. Des arguments partagés par Grégoire Fouquet qui a démarré son activité avec Moulin de Païou à Aix-en-Provence  (13) il y a tout juste deux mois. Un changement d’activité qui a aussi été synonyme de déménagement pour l’entrepreneur : « J’avais besoin d’un changement de carrière mais surtout de quitter cette vie parisienne », explique-t-il. Si les deux chefs d’entreprise ont pu se lancer, c’est aussi et avant tout parce qu’ils ont bien su gérer le départ de leurs entreprises respectives.

Bien négocier son départ

Passer du salariat à entrepreneur se prépare. « La rupture conventionnelle est un atout énorme. Là je démarre mon activité en sachant que pendant deux ans je touche mon chômage. Sans cette ressource ce serait très difficile », assure Grégoire Fouquet. Un avis partagé par son ancienne consœur. « Bien négocier son départ est primordial, cela laisse le temps de démarrer. Il y a également plusieurs aides à la création d’entreprise a actionner pour ne pas se retrouver pris à la gorge ».

Une fois leurs anciens emplois quittés et l’enseigne idéale trouvée, les deux franchisés ont pu se lancer dans leur nouvelle vie professionnelle. Si Céline n’a mis que 7 mois pour ouvrir, « surtout en raison des délais administratifs », assure-t-elle, le début de l’aventure a été beaucoup plus long pour Grégoire. « Il a fallu quitter proprement ma boite, déménager, trouver le bon emplacement, mais le principal frein est venu des banques. J’avais un très bel apport mais j’ai eu l’impression qu’on se moquait de moi. Parfois on ne me répondait pas et j’ai perdu beaucoup de temps durant l’été où il n’y avait personne pour s’occuper de mon dossier ». Une fois les aléas financiers validés, il a fallu se former. « Je me suis lancé dans un métier qui ne s’improvise pas et où j’avais tout à apprendre ». L’ancien publicitaire a ainsi profité des formations de son enseigne pour apprendre le métier de boulanger. Même chose pour Céline qui assure : « tant que je suis dans l’immobilier je ne me vois pas partir de chez Era. Je profite de la force du réseau mais également de tout l’accompagnement de l’enseigne »

Propos recueillis lors d'un atelier animé par Franchise Magazine, sur le salon Top Franchise Méditerranée, en novembre 2013