L. Février (The Phone House) : « Je voulais me consacrer à la gestion et au management »

2010-11-22T15:28:00+02:0022.11.2010, 


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Ancien cadre commercial dans le secteur informatique, Laurent Février a décidé en 2009 de se reconvertir en ouvrant une boutique The Phone House à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine). Témoignage.

Laurent Février, franchisé The Phone House
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Laurent Février, franchisé The Phone House à Bourg-la-Reine.

« On peut vouloir créer son entreprise, mais pas forcément son produit » : c’est ainsi que Laurent Février, 44 ans, explique pourquoi il s’est lancé en franchise. « Après 17 ans de carrière dans le même secteur, j’avais besoin de passer à autre chose. La quarantaine est un bon âge pour réfléchir à son avenir professionnel. J’avais acquis la maturité nécessaire pour entreprendre et eu le temps de me constituer un capital suffisant », justifie-t-il.
D’autres facteurs ont contribué à ce choix. Par le passé, Laurent Février avait travaillé pour plusieurs éditeurs de solutions informatiques dédiées au commerce spécialisé. « Avant d’être commerçant moi-même, j’ai donc beaucoup fréquenté cet univers et j’étais tenté par l’aventure. D’ailleurs, mes connaissances en matière informatique m’aident aujourd’hui dans la gestion de mon magasin ! » Autre coup de pouce : son épouse avait elle-même franchi le pas de l’entrepreneuriat 10 ans plus tôt, avec un commerce de… téléphonie. Une expérience positive qui a encouragé Laurent Février à l’imiter. Enfin, son employeur était d’accord pour négocier son départ « en bonne intelligence ».


Dix mois de gestation du projet

« La conjonction de tous ces éléments a permis à mon projet de se cristalliser début 2009, explique l’entrepreneur. J’ai commencé par chercher une enseigne au concept suffisamment éprouvé pour que je puisse me consacrer à la gestion et au management. » Il prend alors contact avec The Phone House, pour l’envergure européenne de la marque et sa forte volonté d’expansion en franchise.
Mais avant toute discussion, il lui faut trouver l’emplacement. Après une étude de marché et plusieurs mois d’enquête, Laurent Février repère un local qui se libère dans le centre de Bourg-la-Reine. Dans les 48 heures, l’équipe du franchiseur se rend sur place et délivre un avis favorable. S’ensuit un entretien avec le directeur franchise, dont découle « une volonté mutuelle d’avancer ensemble ».
Le reste s’enchaîne rapidement : négociations avec la banque, accord définitif du siège britannique de The Phone House, travaux d’aménagement du local… Début novembre, le magasin ouvre ses portes, juste à temps pour bénéficier de l’affluence des fêtes de fin d’année.


Un an plus tard, l’entreprise a tenu ses objectifs et Laurent Février tire un premier bilan positif. « Certes, le salariat me donnait plus de confort et de visibilité sur le plan financier, mais je subissais aussi une pression importante en tant que cadre, avec un rythme soutenu. Aujourd’hui, en tant qu’entrepreneur, même si j’ai d’autres contraintes, je les trouve plus faciles à vivre. » Avec une seule salariée, le franchisé partage actuellement son temps entre la gestion et la communication, pour apporter de la notoriété à sa boutique. Mais dès le premier semestre 2011, il compte embaucher une personne supplémentaire pour pouvoir se consacrer à l’ouverture d’un deuxième point de vente. « Lorsque je rencontre d’autres franchisés du réseau qui ont déjà 3 ou 4 magasins, cela me fait envie », admet-il. Des ambitions pour lesquelles son passé de manager lui sera fort utile…

Cédric Helias, directeur de l’activité franchise chez The Phone House
« Avec 329 magasins, The Phone House est aujourd’hui le premier réseau français de distribution indépendante en télécommunications. Initialement succursalistes, nous accélérons actuellement notre développement en franchise pour densifier notre présence et acquérir davantage de parts de marché. Le réseau s’est ainsi fixé un objectif de 175 magasins franchisés d’ici 2015 (contre 45 aujourd’hui), à raison de 20 à 25 ouvertures par an.
Nous cherchons donc à recruter des personnes susceptibles de gérer plusieurs points de vente, afin de limiter le nombre d’interlocuteurs et privilégier la proximité au sein du réseau. Or la multi-franchise nécessite 3 qualités : la capacité d’encadrement et de management d’équipes à distance, la volonté entrepreneuriale, et enfin des compétences commerciales pour la relation client. C’est pourquoi les cadres en milieu de carrière correspondent bien à nos attentes.
Mais nous accueillons aussi des commerçants d’autres secteurs qui veulent se concentrer sur un seul magasin. Tout dépend des opportunités et des rencontres.»