Portrait

De la ligue 2 à la restauration : histoire d’une reconversion réussie

2014-02-28T06:33:00+02:0028.02.2014, 


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Après treize années passées dans les stades, Arnaud Lebrun, ancien footballeur professionnel, a rendu ses crampons pour mettre le tablier. Depuis l’ouverture de son restaurant Au Bureau en 2011 à Villefranche-Sur-Saône (69), tous les voyants sont au vert pour ce quarantenaire qui travaille déjà à l’élaboration d’autres projets. Portrait.

Arnaud Lebrun, franchisé Au Bureau
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Arnaud Lebrun, franchisé Au Bureau, Villefranche-sur-Saône (69).

Arnaud Lebrun, ancien footballeur professionnel, a troqué les stades de foot où il jouait en ligue 2 pour la restauration en ouvrant en 2011 son premier restaurant-brasserie Au Bureau. Rien d’étonnant pour ce fils de brasseur : « J’ai grandi dans cet environnement, mon père était dépositaire de la marque Stella Artois. Pendant les vacances scolaires, j’enfilais le tablier et l’aidais au service ou en caisse. C’est un milieu que je connais bien. » Tandis que le footballeur joue à Amiens (80), lui et ses coéquipiers prennent leurs habitudes dans un Au Bureau ayant pignon sur rue. C’est là que lui vient l’idée de se lancer dans la franchise : «  A 36 ans, après 10 ans de carrière, je m’interrogeais sur les possibilités de reconversion. J’ai eu le déclic en sympathisant avec le gérant de ce restaurant et en rencontrant le développeur de la franchise ».

L’accompagnement que propose la franchise est la formule qui convient le mieux à cet ancien footballeur en pleine reconversion. L’apport minimum pour les 300 m² de son restaurant s’élève à 900 000 euros. Arnaud investit ses économies et obtient un financement bancaire. Pendant deux semaines, il reçoit une formation dispensée par l’enseigne, d’abord au siège de chez Bars & Co, à Paris (75), puis en immersion dans un pub Au bureau de la capitale. Il y apprend les rudiments du management, du marketing, la gestion des produits, le calcul des marges ou encore l’élaboration d’une carte.

Un accompagnement sur mesure

Pour le grand jour, l’entrepreneur n’est pas seul, il bénéficie d’un accompagnement qu’il juge crucial: « L’enseigne a été très présente. Une équipe complète est venue m’aider pour l’ouverture, c’est elle qui a géré le bar pendant que le responsable du réseau prenait en charge l’approvisionnement et les premières commandes. Je me suis senti très entouré, en cas de problème, je pouvais le joindre jour et nuit ». Et des problèmes, Arnaud en rencontre quelques-uns lors de son démarrage : former le personnel à l’utilisation du matériel ou encore gérer les contrats de travail, le chef d’entreprise doit manager treize employés. Challenge auquel il fait face en mobilisant son expérience de footballeur : « Ma carrière de sportif de haut niveau a clairement été un plus pour moi, j’ai pu mobiliser mon esprit d’équipe, mon sens de l’observation et du contact, je suis un gérant proche de ses employés. »

Arnaud bénéficie également du soutien de son père, ravi de voir son fils s’engager sur la même voie que lui. Ce dernier lui a fait bénéficier de son réseau car  «  il est important dans ce secteur de connaître les bons fournisseurs » précise le franchisé.

Aujourd’hui, les résultats du chef d’entreprise dépassent ses aspirations ; son chiffre d’affaires en 2013 s’élève à plus d’un million d’euros avec une progression de 8 % par rapport à 2012. L’ancien footballeur, désormais associé à Stéphane Morisot, songe à ouvrir son deuxième Au bureau mais suit également de près le projet de développement en marsterfranchise de Burger King en France via le groupe Bertrand, également propriétaire de l’enseigne Au Bureau. L’entrepreneur caresse l’idée d’ouvrir un fast-food en appliquant la même formule : mobiliser les savoir-faire hérités de son expérience passée, mais pas seulement : « Je pense qu’une grande part de réussite vient également de notre capacité à écouter nos responsables de réseau. J’en ai vu quelques-uns fermer boutique alors qu’ils détenaient le bon concept simplement parce qu’ils ne voulaient en faire qu’à leur tête. Même si je garde ma touche personnelle, j’ai beaucoup appris en restant à l’écoute. »