Portrait de franchisé

De développeur à franchisé, parcours d'un entrepreneur en réseau

2010-05-10T09:52:00+02:0010.05.2010, 


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Après avoir occupé de hautes responsabilités au sein de l’enseigne Lissac, Gilles Combalat, opticien de formation, a choisi de lancer son magasin à Saint-Germain-en-Laye (78) pour se rapprocher de ses clients.

Gilles Combalat, franchisé Lissac
Crédits photo : Droits Réservés
Gilles Combalat, franchisé Lissac à Saint-Germain-en-Laye.

Expérience américaine

A première vue, rien ne distingue la boutique Lissac de Saint-Germain-en-Laye d’un magasin d’optique classique. Mais il suffit de monter les marches de la mezzanine pour se rendre compte que Gilles Combalat n’est pas un opticien comme les autres. Dans ce bureau suspendu, les dossiers côtoient un club de golf, un gant de base-ball, une plaque de rue marseillaise estampillée Docteur Combalat, des photos de famille... Et des menottes en acier, « offertes par un policier new-yorkais », raconte-t-il, non sans fierté. Car Gilles Combalat a un parcours professionnel aussi atypique que son bureau. Embauché chez Lissac, dès sa sortie de l’école, en 1983, il fait ses armes dans l’immense magasin de la rue de Rivoli. Trois ans plus tard, il est envoyé aux Etats-Unis pour développer un partenariat avec les ophtalmologues. Outre-Atlantique, les médecins ont le droit de mener une activité commerciale. Il négocie des corners Lissac dans les cabinets ou dans les services ophtalmos de cliniques et hôpitaux de Manhattan.... « Un excellent moyen de ne pas payer "directement" de loyer et de profiter d'une clientèle "captive" », explique le représentant de l’enseigne française.


Le franchiseur franchisé

A son retour dans l’Hexagone, il intègre la succursale de la Place de l’Opéra. Parallèlement à la création de points de vente en propre, l’enseigne se lance en franchise. « En 1992, Lissac a créé un poste de directeur de Réseau et développement Franchise pour structurer le réseau en pleine expansion », poursuit-il. En l’espace de 7 ans, il lance quelque 60 magasins. Puis, il décide de « s’auto-franchiser » en créant sa propre boutique à Saint-Germain-en-Laye, une ville « propre, agréable à vivre et riche » tout en poursuivant sa carrière de directeur de Réseau et développement Franchise. Il porte alors la double casquette de franchiseur et franchisé. Puis en 2001, il choisit de se consacrer intégralement à son magasin, implanté à quelques pas de l’église, au cœur même de la ville. « Avec toutes ces expériences de création de points de vente, il y avait peu de chances que je me plante », souligne-t-il. Evidemment, il doit consentir dans les premiers temps une baisse de revenus et se consacre sept jours sur sept à son entreprise. Mais ses efforts paient. Aujourd’hui son magasin fait partie des plus rentables du réseau. « Au final, il est plus sûr d’être son propre patron, assure Gilles Combalat. Un salarié, même s’il est cadre dirigeant, peut se retrouver au chômage du jour au lendemain. »


La relation-client avant tout

Mais l’argent n’est pas son moteur principal. C’est pour ses clients qu’il se lève le matin. Depuis sa mezzanine ouverte des deux côtés, il observe les passants qui regardent sa vitrine et jette des coups d’oeil sur l’atelier. « Je ne suis pas là pour surveiller mes collaborateurs mais pour m’assurer que tout se passe bien, aussi en les assistant, si besoin est. Je veux rester disponible, se justifie-t-il. Au-delà du métier de commerçant, c’est une véritable envie de rendre service qui m’anime. Je reçois les gens comme chez moi ». Et quand il se rend sur le marché de Saint-Germain-en-Laye, le dimanche matin, il croise ses clients qu’il a su fidéliser au cours de ces dix années. « Mon plus jeune fils ne veut pas toujours m’accompagner car je ne cesse de saluer et discuter avec beaucoup de monde. »