Portrait

Arnaud Baudry, commercial devenu franchisé en passant par la case chômage

2012-12-20T08:27:00+02:0020.12.2012, 


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Arnaud Baudry est aujourd'hui franchisé Repar'stores à Nantes (44). S'il a démarré son activité en août dernier, cet ancien commercial a connu 6 mois de chômage avant de se lancer dans le grand bain.

Arnaud Baudry
Crédits photo : Droits Réservés

A 37 ans, Arnaud Baudry est un homme occupé. Téléphone greffé sur l’oreille, il enchaîne les rendez-vous au volant de sa voiture. Depuis août dernier, il est franchisé Repar’stores, enseigne spécialisée dans la réparation et modernisation de volets roulants, à Nantes. Une nouvelle activité pour lui, pourtant issu d’une formation dans l’électronique. Un virage dans son parcours professionnel qu’il amorce il y a plus d’un an, quand il décide de changer de vie. Tour à tour commercial dans la vente de salons, de cuisines et de maisons individuelles, il quitte Montpellier pour le Grand Ouest, afin de se rapprocher des siens. 

Dans un premier temps, il poursuit dans le domaine de la construction. Mais en Vendée, le marché n’est pas aussi fleurissant que dans le Sud. Un contexte qui sert de prétexte au trentenaire pour donner vie à un projet qui germe dans un coin de sa tête depuis un bout de temps. « En quittant mon dernier emploi, je voulais me lancer comme chef d’entreprise. Être mon propre patron », assure Arnaud.  Et cela, même s’il faut passer par six mois de chômage. Un mal pour un bien. « J’ai démarré mon activité en août 2012. Depuis, je constitue ma trésorerie, je ne me verse aucun salaire mais je bénéficie du chômage. Ces aides de l’Etat ont été déterminantes pour me lancer à mon compte », détaille-t-il.

Les aides de l’Etat ont été déterminantes pour me lancer à mon compte

Convaincre les banques : le plus dur

Pendant sa période d’inactivité, il a pu murir son projet : « Je voulais me mettre à mon compte mais pas tout seul. J’ai immédiatement opté pour la franchise ». Le temps également de bien choisir son enseigne. « Je me suis orienté vers Repar’stores assez rapidement. C’est un réseau qui prend de l’ampleur et qui correspond à mes attentes. Et comme nous n’avons pas besoin de local, les frais sont moins élevés ».

Surtout qu’il a fallu convaincre les banques. Avec son profil de commercial au chômage, Arnaud Baudry a dû batailler pour défendre bec et ongles son projet devant les financiers. « En partant des prévisionnels, les banques ont d’abord jugé que cela ne correspondait pas à mon ancien rythme de vie, puis que je n’avais pas le profil », se souvient-il. A force d’insister, un organisme auprès duquel il avait essuyé un premier refus finit par accepter son dossier. L’aventure peut ainsi débuter. Même s’il y a eu quelques doutes et moments compliqués, Arnaud Baudry ne regrette en rien son choix d’avoir abandonné son poste de commercial, même s’il a dû passer par la case chômage. D’ailleurs, il a déjà un autre projet derrière la tête. « Ouvrir de nouveaux points de vente autour de Nantes et ainsi avoir des employés sous ma responsabilité. »