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L’avenir, les jeunes le voient dans l’entrepreneuriat

2017-01-27T07:33:00+02:0027.01.2017, mis à jour le 27.01.2017,


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Six jeunes sur dix déclarent vouloir créer leur entreprise un jour, selon un sondage mené par OpinionWay et révélé le 24 janvier. C’est deux fois plus que la moyenne nationale. Décryptage de ce retournement de tendance.

Les jeunes et l'entrepreneuriat
Crédits photo : Ollyy / shutterstock.com

La jeune génération se désintéresse du CDI. Du moins, c’est ce que déclarent 26 % des jeunes français âgés de moins de 30 ans, selon un sondage OpinionWay rendu public le 24 janvier dernier*. Cet emblème de la sécurité du travail ne semble plus autant attirer, en partie parce qu’il apparaît comme de plus en plus inaccessible pour 87 % des interrogés. Au contraire, les jeunes privilégient l’épanouissement au travail (44 %), la rémunération (45 %) et un juste équilibre entre la vie privée et professionnelle (39 %). Des arguments que beaucoup espèrent trouver dans l’entrepreneuriat.

Créer son propre emploi

Fortement touchés par le chômage – 25,1 % des jeunes selon l’Insee au troisième trimestre 2016 – les jeunes Français envisagent en effet de plus en plus de se tourner vers la création d’entreprise. En 2017, ils sont 60 % à déclarer vouloir créer leur entreprise, contre 55 % en 2016 et contre 30 % des Français en général. « Cette volonté d'entreprendre se retrouve dans leur manière d'envisager leur parcours professionnel, où le travail indépendant a pris toute sa place et où le salariat n'est plus le modèle unique », précise OpinonWay.

Ce qui ne signifie pour autant pas que les jeunes se désintéressent totalement d’une certaine forme de sécurité. 81 % d’entre eux souhaitent par exemple qu’une indemnisation des indépendants en cas de perte subite d'activité soit mise en place, ainsi qu'une convergence de la protection sociale avec celle des salariés. « Il est urgent de donner aux entrepreneurs de nouvelles protections et de sortir de la discrimination entre salariés et travailleurs indépendants sur laquelle repose notre modèle de protection sociale en enclenchant une véritable convergence des protections », a notamment déclaré François Hurel, président de l’Union des Auto-entrepreneurs (UAE). « Cela passe d'abord par la mise en place d'amortisseurs sociaux ouverts aux indépendants et notamment une allocation perte subite d'activité qui serait financée conjointement avec les donneurs d'ordre. La puissance de l'économie collaborative nous invite également à repenser le modèle du travail vers plus de souplesse et d'innovation et à reformuler la question de la requalification ».


La franchise pour réduire les risques

Par manque d’expérience ou tout simplement d’idée, l’entrepreneuriat en franchise s’avère être un bon compromis pour les jeunes créateurs d’entreprise. En effet, la franchise apporte un concept clé en main ayant fait ses preuves, mais aussi la notoriété d’une enseigne et l’assistance d’un franchiseur – supports marketing, juridique, administratif, communication nationale, recherche et développement, etc.

De nombreux jeunes se tournent chaque année vers ce modèle pour créer ou reprendre une entreprise à leur compte. Et ces profils dynamiques sont généralement bien accueillis dans les réseaux, toujours à la recherche de nouveaux candidats motivés.

*Toutes les données chiffrées de cet article sont tirées du sondage OpinionWay pour l’UAE dans le cadre de son Observatoire co-édité avec la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires à l'occasion du 24ème Salon des Entrepreneurs de Paris (1er et 2 février 2017). Le questionnaire a été soumis à un échantillon représentatif de 1 006 jeunes âgés de moins de 30 ans.

Jennifer Matas