Ouvrir sa franchise : 5 conseils pour réussir

2012-11-30T09:02:00+02:0030.11.2012, 


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Croire en son projet, le financer, connaître son marché, entretenir son réseau, et anticiper sa croissance : découvrez cinq conseils à suivre pour réussir l’ouverture de sa franchise.

5 conseils
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Le sens de l’entrepreneuriat est une vertu innée pour certains et acquises avec l’expérience pour d’autres. Ouvrir sa franchise demande quelques prédispositions, mais surtout beaucoup de motivation. Découvrez quelques points principaux que tout entrepreneur doit développer ou surveiller pour multiplier ses chances de réussite.

1. Croire en son projet d’entreprise

La création d’entreprise est un travail à temps plein : avant de se lancer, l’entrepreneur doit avoir conscience des enjeux encourus, et savoir quels sont ses objectifs personnels et professionnels. La conviction du chef d’entreprise est fondamentale, car il est l’ambassadeur de son affaire, et du franchiseur auquel il est rattaché. Si le franchiseur dispense une formation, et accompagne le projet du franchisé pendant toute la durée de son contrat, ce dernier reste un chef d’entreprise indépendant : il doit croire en son projet pour réussir. Au moindre doute, il ne devra pas hésiter à demander conseil à ses confrères franchisés, ou à la tête de réseau.


2. Financer son projet intelligemment

Selon le secteur d’activité de son entreprise, chaque franchisé aura un besoin de financement différent, pour couvrir l’investissement initial nécessaire au démarrage de l’activité. Par exemple, l’hôtellerie est plus gourmande en capitaux que les services aux entreprises. Parmi les sources de financement possibles, le futur franchisé peut notamment investir son capital personnel ou emprunter de l’argent à une banque. Dans tous les cas, il faut garder en tête que ce financement de départ constitue une dette à rembourser. S’il vous est nécessaire de mettre en hypothèque votre maison ou d’autres biens patrimoniaux, l’investissement peut s’avérer trop dangereux : si la franchise sécurise la création d’entreprise, elle ne réduit pas à zéro les possibilités d’échec.

3. Bien connaître son marché

La connaissance du marché est un facteur clé de succès. Et si le franchiseur fournit dans le document d’information précontractuelle (DIP) un état du marché national et local, ces informations sont souvent insuffisantes pour évaluer son chiffre d’affaires prévisionnel. Même dans le cas d’un savoir-faire normé comme la franchise, chaque point de vente a ses spécificités locales propres : concurrence, emplacement, zone de chalandise sont uniques pour chaque projet d’entreprise. L’étude de marché permet ainsi de prévoir de manière réaliste son futur résultat d’exploitation.

4. Profiter de son réseau

L’un des avantages incontestables du commerce indépendant organisé est le soutien d’un réseau : le créateur d’entreprise est accompagné par la tête de réseau, et il peut consulter les autres franchisés de l’enseigne pour obtenir conseils et recommandations. De plus, tout au long de son contrat, le franchisé aura l’occasion de participer à des conventions, colloques, discussions, mais aussi de profiter de modules de formation continue pour renforcer ses compétences dans un domaine. Autant d’opportunités à ne pas manquer, dans un processus d’amélioration continue mais également pour échapper à l’isolement du chef d’entreprise.


5. Anticiper la croissance de son entreprise

Quand une affaire fonctionne bien, le chef d’entreprise doit être capable de gérer l’affluence de nouveaux clients. Attention notamment à prévoir un besoin en fonds de roulement (BFR) suffisant pour réaliser les investissements nécessaires à cette augmentation du nombre de clients : embauche d’un employé, commande de matières premières ou de produits supplémentaires. En gérant bien son entreprise, un franchisé peut même envisager, après un an ou deux d’activité, la multi ou la pluri-franchise.

Camille Prigent