Création d'une franchise : quels inconvénients ?

2018-02-07T11:29:00+02:0007.02.2018, 


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Créer une franchise peut s'avérer séduisant pour un entrepreneur. Il s'agit d'une création d'entreprise aux avantages certains, qui permet de bénéficier de la notoriété d'un concept, ainsi que d'un réseau de clients immédiat. Toutefois, il faut peser les inconvénients du contrat de franchise, et l'effet que ce concept impose à la gestion de l'entreprise en développement.


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Les investissements : un chiffre élevé

L'investissement de départ est un sujet sur lequel il faut se pencher si l'on souhaite le succès. La création d'une entreprise en franchise nécessite le plus souvent davantage d'apports financiers qu'une entreprise complètement indépendante. C'est un des inconvénients majeurs de ce type de projet. Il faut en effet prévoir le droit d'entrée à payer au franchiseur, qui de son côté ne fait aucun investissement dans l'entreprise en création.

Selon le secteur, et parfois même selon l'enseigne, le droit d'entrée peut varier considérablement, jusqu'à atteindre des sommes prohibitives pour certains entrepreneurs. Le droit d'entrée est une compensation pour l'exploitation de la marque et du concept, mais aussi pour l'assistance fournie par le franchiseur au franchisé.

Les frais de création, de développement et d'exploitation sont également à prévoir au rang des inconvénients : ils peuvent être identiques à ceux d'une entreprise indépendante, mais le chiffre peut grimper selon les mises aux normes à prévoir. Il faut s'assurer que tout soit conforme au contrat et aux normes imposées par le franchiseur.

Une activité très encadrée

Outre les obligations liées à la création de l'entreprise et aux investissements initiaux, le franchisé peut être confronté à un autre des inconvénients des franchises : sentir le poids des contraintes qui pèsent par contrat sur son activité.

Ainsi, le franchiseur peut exiger que la totalité des produits vendus par le franchisé proviennent de sa marque. La liberté de l'entrepreneur peut se trouver bridée, et sa créativité en matière d'approvisionnement du stock peut se limiter à l'application du plan de travail qui lui est imposé.

Outre le droit d'entrée cité plus haut, le franchisé doit partager ses revenus avec le franchiseur : la rétribution correspondante est indexée sur le chiffre d'affaires, pour la durée de l'exploitation de l'enseigne par l'entreprise.

Selon les contrats de franchises, il peut être établi que le franchisé s'engage à ne pas concurrencer l'activité de la franchise à laquelle il s'est rallié, y compris à l'issue de son contrat. Bien entendu, à l'issue de ce contrat, le franchisé ne pourra pas non plus utiliser l'image ou les signes distinctifs de la marque, à laquelle il n'est plus rattaché.

La cession d'entreprise en franchise

Les franchises possèdent donc leur lot d'inconvénients. Heureusement, le franchisé a la possibilité à tout moment de céder son fonds de commerce à un repreneur. Cependant, cette cession reste encadrée par la clause de préemption du contrat de franchise. Ainsi, la transmission peut se retrouver considérablement compliquée par le franchiseur si ce dernier n'approuve pas le repreneur.