Aspirations

Se lancer en franchise dans le développement durable

2010-05-18T18:50:00+02:0018.05.2010, 


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Pour qui veut s'investir dans le développement durable, la franchise offre des opportunités intéressantes aux entrepreneurs. Mais attention à bien choisir son enseigne en fonction de son profil.

Le développement durable en franchise
Crédits photo : Shutterstock.com
Le développement durable suscite de nombreuses vocations chez les entrepreneurs.

Un secteur en pleine expansion

Selon une étude de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, 97 % des Français sont favorables aux énergies renouvelables. Des convictions qui se traduisent par des achats responsables ainsi que des investissements dans les énergies propres. L’habitat s’inscrit au premier chef des secteurs concernés. Les incitations légales et les avantages fiscaux s’ajoutent à cela : depuis 2005, les particuliers bénéficient de crédit d’impôt pour l’installation d’équipements « verts » et l’éco-prêt à taux 0 renforce les mesures prises.
De nombreux réseaux de franchise se sont donc lancés sur ces marchés porteurs. Les propositions des enseignes touchent tous les domaines du quotidien. Cela passe par la réduction de consommation (isolation rénovation…), les énergies renouvelables (solaires, pompe à chaleur…), ainsi que l’équipement de la maison (fenêtres, portes…) et les produits bio (alimentation, textile…).


Commercial avant tout

Surfant sur la vague verte ou fervents défenseurs de l’écologie, de nombreux candidats à la franchise misent sur cette économie responsable. Attention cependant : le sens de l'écologie ne suffit pas. Dans ce secteur concurrentiel en pleine expansion, les franchiseurs recherchent avant tout des profils de commerciaux. En effet, une fois à la tête de son point de vente, le chef d’entreprise devra développer un argumentaire fort où il exposera les avantages financiers et écologiques afin de convaincre un client encore novice et souvent sceptique. Car bien que les Français soient soucieux de la nature et de l’avenir de la planète, leur engagement reste souvent tempéré par le coût financier.


Des qualités de manager

Par ailleurs, l’entreprise verte ne se conjugue pas au singulier. Le franchisé aura des équipes à gérer. Avec le temps, le point de vente va se développer et entrainer un élargissement de l’offre proposée. Dès lors, des aptitudes de manager et de gestionnaire s’imposent et séduisent les réseaux.
Si elle ne demeure pas obligatoire, une maîtrise technique reste également un plus non négligeable. Avec des matériaux pas encore apprivoisés par les clients, savoir expliquer le fonctionnement d’un produit ou porter une assistance peut se révéler nécessaire. Cependant ce point n’est pas rédhibitoire. Les enseignes proposent des formations afin de mettre à niveau les candidats.
Enfin, pour la vente de produits bio, moins techniques, la qualité du rapport avec la clientèle s’avère déterminante. Les conseils ainsi qu’une relation de confiance sont les bases de la réussite.

Pas un eldorado

Attention également aux risques propres à ce secteur. Aujourd’hui, les activités liées au développement durable bénéficient de larges campagnes publicitaires et d’incitations fiscales favorables. Mais ce contexte n’est pas nécessairement permanent : un simple changement d’orientation politique peut faire disparaître les avantages fiscaux !
A cela s’ajoute une précaution à prendre envers les propositions des franchiseurs. Comme dans toutes les nouvelles activités, les offres sont légions. Il convient « de bien vérifier les fondamentaux de la franchise : miser sur un concept original, la force d’un produit reconnu, un savoir-faire éprouvé ainsi qu’une réelle assistance », rappelle Nathalie Dubiez, responsable du pôle franchise HSBC France. Le franchisé ne doit, par ailleurs, pas se focaliser sur un seul produit. « Les activités pérennes présentent une offre complète alliant par exemple les pompes à chaleur aux énergies solaires ou encore à l’isolation », souligne Nathalie Dubiez.
Enfin, le candidat doit pouvoir assumer d’importantes contraintes techniques, mais aussi un lourd investissement financier. L’achat d’un local et du matériel dépasse souvent les 100 000 euros, selon le réseau choisi.


Les autres secteurs passent au vert

Si les activités liées directement au développement durable ne correspondent pas à vos attentes, d’autres options existent. Il est ainsi possible de rejoindre une enseigne d’un secteur traditionnel, qui a fait le choix de s’engager à modifier ses habitudes en se montrant plus responsable.
A titre d’exemple, un groupe comme Monoprix propose, dans ses rayons, plus de 1 300 produits issus de productions bio ou raisonnables. Les dirigeants mènent également des campagnes de sensibilisation aux divers échelons de l’entreprise (achats, vente, transport, ressources humaines…). Certaines activités, connotées polluantes, cherchent aussi à tordre le coup aux préjugés : Maxauto met ainsi en place un réseau de recyclage des déchets liés à l’activité et propose à ses clients la prise en charge de leurs produits usagés (batteries, huiles…). Enfin, d’autres enseignes éco-conçoivent leurs locaux afin de réduire leur facture énergétique.
Quel que soit le secteur d’activité, la franchise offre donc un large choix aux adeptes du développement durable. Au candidat de bien choisir son enseigne en fonction de son profil et de ses attentes.

Pour en savoir plus sur l’économie verte et le développement durable au sein des réseaux :