Témoignage

Investir en franchise : l'exemple d'une famille à la tête de 12 salons de coiffure

2009-04-07T15:32:00+02:0007.04.2009, 


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La holding, le meilleur moyen de devenir investisseur en franchise ? Eléments de réponse avec Benjamin Charles, directeur associé de 12 salons de coiffure en Ile-de-France.

Benjamin Charles
Crédits photo : DR
Benjamin Charles, directeur associé de 12 salons de coiffure.

La coiffure, par hasard ?

Benjamin Charles est né dans la coiffure. Il y a plus de trente ans, son père est devenu l'un des tout premiers franchisés de l'enseigne Jacques Dessange, et sa mère, coiffeuse de formation. Issu d'une école de commerce, Benjamin n'avait pas de plan de carrière dans ce secteur. Pas plus que sa sœur, venue de la publicité. Pourtant, tous deux ont fini par unir leurs compétences à celles de leurs parents pour fonder une holding familiale, parfaitement organisée, et dirigeant actuellement 12 salons de coiffure en Ile-de-France. Un concours de circonstance qui ne doit peut-être rien au hasard.


Naissance d'une holding familiale

En 2001, le père de Benjamin détient déjà 5 salons en franchise. Sa volonté de poursuivre le développement est présente, mais un changement de structure s'impose pour s'adapter à la taille de l'entreprise familiale. Une holding est créée. Benjamin Charles change d'activité professionnelle pour en devenir le directeur associé : « La holding est un moyen juridique de gestion. Elle détient une participation dans chaque salon, lequel possède son propre contrat de franchise et forme une entité indépendante. En plus de facturer les prestations sur les entreprises existantes, notre holding permet d'emprunter auprès des banques pour investir dans de nouveaux salons, en finançant une grande partie de l'investissement initial. Elle a ainsi doublé de taille et de chiffres d'affaire en six ans. »


Données chiffrées
Création de la holding : 2001
Composition : 12 salons de coiffure (Dessange, Camille Albane, Frédéric Moreno) sur quatre départements (Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines, Val d’Oise) en contrat de franchise
Effectif total : 130 personnes (trois à une trentaine de salariés par salon)
Magasin le plus performant : 1,7 millions d’euros HT
Le moins performant : 150 000 €

Des rôles complémentaires

Au sein de la holding, Benjamin gère tous les aspects contractuels avec les collaborateurs, les relations avec les banques, les experts-comptables, les avocats, ainsi que le recrutement. Il précise : « Ma sœur s'occupe de la formation, du marketing et de la communication. Notamment en utilisant les outils proposés par le groupe Dessange. Mon père supervise l'opérationnel, en apportant son expérience. Quant à ma mère, elle dirige le salon principal et historique. Cette multiplication des compétences permet d'affronter tout type de problème. »


Le franchisé dispose

Cette organisation quotidienne repose sur un modèle économique aujourd'hui florissant dans le secteur de la coiffure : la franchise. « En respectant la charte et l'image d'une marque, l'entrepreneur a tout intérêt à utiliser l'expérience et les outils du réseau. Son indépendance n'a pas de sens s'il va trop loin dans l'initiative. Le franchiseur propose, le franchisé dispose. Au-delà de la notoriété de Dessange, nous bénéficions également des formations régulières données par l'enseigne, d'une communication nationale et locale, ainsi que d'une gamme de produits spécifiques », souligne Benjamin Charles.


Recruter, frein au développement

L'ambition reste de continuer à ouvrir un à deux salons par an, toujours en explorant les trois enseignes du groupe Dessange, à travers des rachats de fonds de commerce ou la prise de parts sociales dans des créations d'entreprise en franchise. « Des fonds ou des emplacements, ça se trouve. L'unique frein à notre développement est de constituer des équipes pour les futurs salons. Même si nous permettons à certains de nos collaborateurs de devenir managers ou associés », ajoute-t-il. Quant à la transmission familiale, elle est déjà assurée à travers la prise de capital régulière dans les nouvelles entreprises.