Portrait

Témoignage : investir en franchise pour transmettre à son enfant

2009-03-30T11:06:00+02:0030.03.2009, 


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A 60 ans, Jean-Marc Sylvestre-Baron continue toujours en famille son aventure d’entrepreneur en réseau. Avec, cette fois, une volonté de transmission.

Jean-Marc Sylvestre-Baron, Artéis
Crédits photo : Droits Réservés
Jean-Marc Sylvestre-Baron

Comptabilité entreprenariat-couple

Lorsqu'on lui demande son âge, Jean-Marc Sylvestre-Baron, un peu gêné, avoue 60 ans. « Dans quelques jours » précise-t-il sitôt. Comme si cette nuance le maintenait plus longtemps encore dans la vie active. Installé depuis août 2007 à Brest, sous enseigne Artéis, réseau de magasins de loisirs créatifs, l'homme possède déjà une longue expérience d'entrepreneur en réseau. Sa vie de créateur commence alors déjà en famille, au sein du groupement Intermarché. Jean-Marc s'installe avec sa femme et gère un supermarché à Languidic dans le Morbihan : « Après deux mois de test. Il fallait voir si cela nous convenait de travailler ensemble », ajoute-t-il.


La création d'entreprise, en héritage

Treize ans plus tard, le quinquagénaire désire cette fois installer sa fille, Lauranne, mère de deux enfants, dans la vie professionnelle. « Avec ma femme, nous souhaitions monter un point de vente avec nos capitaux et laisser notre enfant le gérer, afin de le lui céder quelques années plus tard. » Le projet touche l'équipe d'Artéis. « Quand un franchiseur vous voit arriver à 57-58 ans pour vous installer, il rit. Il se dit que vous êtes là uniquement pour faire de l'argent. Avec cette volonté de transmission, ils ont été rassurés. » En outre, Lauranne habite Brest. Une ville où Artéis n'est pas encore implanté, située sous un climat tourmenté propice aux beaux-arts et regorgeant d'associations de loisirs créatifs.


Prédispositions avec le concept

La femme de Jean-Marc Sylvestre-Baron fait du crayon ; sa fille de l'encadrement. Tous sont clients d'Artéis et apprécient ce concept de magasin clair, aéré, bien structuré et où l'on trouve facilement les produits voulus dans les différents rayons beaux arts, loisirs et encadrement.


205 jours de stock à anticiper

Dix-huit mois après l'ouverture, Jean-Marc a déjà préparé la transition. « C'est ma fille qui gère le magasin. Je ne passe qu'une fois par semaine signer les chèques », déclare-t-il fièrement. A quelques encablures de la retraite, il juge avoir encore beaucoup appris avec cette expérience, notamment sur la gestion des stocks. « Dans notre métier, les rotations sont lentes. Un tube d'aquarelle qui entre aujourd'hui dans le magasin, nous le payons à notre fournisseur dans 45 jours mais, nous ne le vendrons que dans 250 jours. »


Comparaison franchise / groupement

Côté contraintes liées à la franchise, l'investisseur en franchise est d'abord factuel : « On ne peut pas tout avoir », affirmant que sans la puissance d'achat de son réseau, il lui serait impossible pour lui de s'aligner sur les prix des leaders sans mettre en péril son entreprise. De plus, « nous n'existons pas sans faire entendre notre voix. Par exemple, il y a quelques années, les perles n'étaient plus à la mode. Aujourd'hui, elles reviennent en force. On ne doit pas attendre que les autres enseignes nous devancent sur ce sujet. » En tant que délégué des franchisés élu au conseil d'administration d'Artéis, il apprécie d'être au sein d'une « petite machine » : « Quand j'étais chez Intermarché, chacun des 800 ou 1000 associés du groupement possédait une et une seule voix. C'était le fonctionnement d'une grosse structure. Chez Artéis, finalement, je n'ai pas l'impression d'être moins écouté, car c'est un réseau à taille humaine. »