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Entreprendre en couple : les secrets de réussite de deux franchisés

2017-02-27T07:22:00+02:0027.02.2017, mis à jour le 27.02.2017,


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Partenaires dans la vie, Aude Mouginot et Jean-Philippe Cognet sont à la tête de deux agences Babychou, franchise de garde d’enfant à domicile, à Clermont-Ferrand et Vichy. Après trois ans consacrés à leur entreprise, ces ex-cadres commerciaux ont réussi à équilibrer vie professionnelle et personnelle.

Entreprendre en couple
Crédits photo : shutterstock.com

« Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde ». Aude Mouginot est une franchisée heureuse. Depuis l’ouverture de son agence Babychou à Clermont-Ferrand, en mars 2014, et celle de Vichy, en janvier 2015, elle n’a pas touché terre malgré l’ampleur de la tâche. Si Aude Mouginot a fait le pari de l’indépendance, c’est qu’elle avait un atout maître dans son jeu : Jean-Philippe Cognet, son conjoint. « Je ne me serais pas lancée dans cette aventure avec quelqu’un d’autre », confie-t-elle.

Car si le couple vit là sa première expérience entrepreneuriale, ils se côtoient depuis une quinzaine d’années dans la sphère professionnelle : durant près d’une décennie, ils ont pu jauger leurs qualités réciproques dans le groupe de bijouterie et d’horlogerie où ils travaillaient tous deux. D’abord simples commerciaux, ils ont chacun évolué à des postes de directeurs commerciaux. « Nous n’étions pas ensemble au quotidien mais nous travaillions de manière étroite à certains moments-clé ». Suffisamment pour savoir que leur tandem fonctionne parfaitement.

En 2013, lassés de sillonner la France, ils sautent le pas de la création d’entreprise pour se stabiliser géographiquement et, surtout, devenir leurs propres patrons. « Nous avons longuement mûri cette décision. Nous avons évalué les risques d’un point de vue personnel et financier. C’était un beau pari sur l’avenir !»

Des bijoux à Babychou

Fin mars 2014, le couple découvre la franchise Babychou. Le coup de cœur est immédiat. « Nous aimons le caractère familial et convivial de cette enseigne de proximité », poursuit Aude Mouginot. Les tout nouveaux franchisés se lancent à corps perdus dans le travail et enchaînent des journées de 13 heures. « Nous distribuions des tracts à la sortie des écoles. Il nous fallait nous faire connaître des professionnels de la petite enfance et des parents », se rappelle-t-elle. Ce travail de terrain n’est pas une régression pour ces ex-cadres supérieurs mais un véritable retour aux sources. « Nous avons la fibre commerciale !», sourit-elle.

Le duo s’est mis d’accord : à elle, l’administratif, à lui le commercial. « Cette répartition des rôles est vite tombée à l’eau. Nous avancions au fil de l’eau en fonction des urgences », poursuit-elle. Le soir, à la maison, ils ne parviennent pas à changer de sujet de conversation. « Je ne vais pas vous mentir. Les deux premières années, c’était le business 24 heures sur 24. Mais nous ne l’avons pas vécu comme une contrainte. »

Leurs efforts paient. Le couple se constitue une base de clients suffisante pour envisager l’ouverture d’une deuxième agence, début 2015, à Vichy. « C’est culotté. Mais il est tellement gratifiant d’avoir gagné sa liberté et de faire un métier sociétal ! Nous ne sommes plus dans une logique purement financière. Même si bien sûr nous ne sommes pas philanthropes », souligne-t-elle. Le sacrifice financier dure près de trois ans. Puis au fil des mois, le duo parvient à maîtriser parfaitement le métier, monter une équipe d’intervenantes stables, et renouer avec une vie sociale normale. Aujourd’hui, le travail cesse dès la fermeture de l’agence. « Au final, il n’est pas compliqué de travailler avec son conjoint à partir du moment où on se fait confiance et où l’on va dans le même sens. Nous connaissons nos forces et nos faiblesses… La clé de la réussite est d’anticipé les difficultés en amont du projet pour les affronter ensemble. »