Après la banque...

M. Papalia (Oséo) : « Etre encore plus proche des partenaires bancaires grâce au partage du risque »

2009-05-13T14:49:00+02:00

13.05.2009, 


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L’Etat a mis en place des dispositifs pour aider les entrepreneurs à obtenir leur prêt : le médiateur du crédit et les fonds de garantie OSEO. Les explications de Michèle Papalia, responsable des partenariats bancaires.

Michèle Papalia, Oseo
Crédits photo : Droits Réservés
Michèle Papalia, responsable des partenariats bancaires au sein d'Oseo.

En proie à un banquier intraitable ? Ne désespérez pas. Vous n’êtes pas seul. L’Etat a mis en place une médiation de crédit pour débloquer les demandes de financement en souffrance. Tout artisan, commerçant, profession libérale, créateur ou repreneur d'entreprise, entrepreneur individuel peut saisir le médiateur. Il suffit de remplir un formulaire sur le site www.mediateurducrédit.fr. Les dossiers ont traités au niveau départemental par les directeurs de la Banque de France. Depuis le lancement du dispositif, quelque 1 070 demandes sont arrivées sur le bureau du médiateur. Près de 9 000 ont été pris en charge pour un totalisant un montant global d’encours de crédit de 1 750 millions d’euros.


Réduire considérablement les délais de décision

Dans le cadre du plan de relance, l’Etat a renforcé les moyens d'OSEO facilitant l’octroi de 6 milliards d’euros de crédits supplémentaires au bénéfice des entreprises. La banque d’aides publique a mis en place deux nouveaux dispositifs pour aider les entreprises à renforcer leur trésorerie : la garantie des concours à court terme (Ligne de Crédit Confirmé, LCC) et la garantie des prêts moyen terme destinés à consolider les crédits court terme (Renforcement de la Trésorerie, RT). « Nous avons reçu 5500 demandes, explique Michèle Papalia, responsable des partenariats bancaires. Et nous nous attendons à un accroissement du nombre de dossiers dans les mois à venir. » Pour aider les TPE à traverser la crise, Oseo a renforcé ses relations avec les banques. « Nous avons proposé à nos partenaires bancaires de leur déléguer jusqu'à 80 000 euros la décision sur ce type de dossier, explique Michèle Papalia. Cette procédure permettra de réduire considérablement les délais. Notre but est aussi d'être encore plus proche d'eux grâce au partage du risque pour qu’ils acceptent certains dossiers qu'ils n'auraient pas fait tout seul. »
 

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