Préparation du rendez-vous

C. Dabel (Rivalis) : « Face au banquier, il faut se montrer sérieux, motivé et naturel »

2009-05-13T14:24:00+02:00

13.05.2009, 


imprimer

Ancienne chargée d’affaires au CIC, Céline Dabel conseille les TPE au sein du réseau Rivalis. Face au banquier, tout se joue dès les 10 premières secondes.

Céline Dabel, Rivalis
Crédits photo : Droits Réservés
Céline Dabel, partenaire du réseau Rivalis.

Comment préparer en amont le rendez-vous ?

Il est indispensable de monter un dossier irréprochable. Les entrepreneurs ne sont pas toujours familiarisés avec les chiffres. Le mieux est donc de faire appel à une société de conseil comme Rivalis ou à un expert-comptable. Lorsque l’entrepreneur se rend au rendez-vous, il doit remettre au chargé d’affaires un dossier exposant le plan de financement, le prévisionnel d’exploitation, le besoin de fond de roulement…. Et surtout précisant les hypothèses sur lesquelles ont été bâties les prévisions. Ce document écrit est indispensable car l’interlocuteur qu’on a en face de soi décide rarement seul. Il retranscrit l’information à son directeur d’agence ou au comité départemental qui tranche in fine. Mieux vaut lui fournir un maximum d’informations. Il faut également présenter un dossier cohérent avec son profil et son parcours professionnel. En cas de totale reconversion, le créateur doit être capable de dégager un fil conducteur logique.


Comment valoriser l’appartenance à un réseau ?

Il faut donner un maximum d’informations sur le franchiseur et ses atouts. Une enseigne, même si elle est jeune, fait des études de marché fouillées. Le prévisionnel est étayé par les résultats d’autres franchisés. Et n’oubliez pas de mettre en avant les « plus » que le franchiseur apporte comme la formation et l’accompagnement.


Comment aborder la rencontre ?

Il faut apporter tous les justificatifs dès le premier rendez-vous. Comme tous les êtres humains, le banquier n’aime pas dire non. Si vous lui présentez tous les papiers, il ne trouvera pas de brèche et pourra difficilement motiver son refus. Les dix premières secondes sont primordiales. Il faut se montrer sérieux, motivé… et naturel. Et surtout être transparent. Cacher une faiblesse est une faute. Tôt ou tard, le chargé d’affaires ou le directeur d’agence la détectera. Dernier conseil : démarcher plusieurs banques car, à dossier égal, on reçoit des réponses différentes. Au fur et à mesure des entretiens, on devient plus convaincant.
 

Sommaire
Liens vers cet article
Fiches pro APCE