Recyclage

Ecologie industrielle : Yprema bouleverse le secteur du recyclage

2012-06-21T18:10:00+02:00

21.06.2012, 


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Le spécialiste du traitement de matériaux issus de la déconstruction se lance en franchise. Vingt ans après sa création, Yprema a choisi ce mode de développement en réseau pour passer à la vitesse supérieure.


Crédits photo : Eric Morency

Doubler le nombre de ses sites en l’espace de cinq ans, tel est le défi que s’est lancé la société de recyclage Yprema. Alors que le groupe a mis 20 ans pour ouvrir 8 sites de recyclage, la franchise devrait lui permettre une croissance plus rapide : une implantation en 2012, puis deux en 2013 avant de se lancer à un rythme de 3 nouveaux sites par an. Unique société dans son secteur à se développer en franchise sur le territoire national, Yprema espère ainsi disposer d’un avantage face à ses concurrents.


Un concept écologique

« Une activité se développe à partir d’un concept. Le nôtre, c’est l’écologie industrielle et le développement durable », explique Claude Prigent, président d’Yprema. La société revalorise les déchets issus de la déconstruction, préalablement triés, en les transformant en granulats réutilisables pour de nouvelles constructions. Elle participe ainsi à limiter le recours aux ressources naturelles et réduit les distances de transport en se positionnant à proximité des zones urbaines. La candidature à la franchise est accessible aux entrepreneurs du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), qui souhaitent ajouter une activité complémentaire à leur site d’exploitation ou diversifier leur activité en créant un centre de recyclage conforme au savoir-faire de l’enseigne.


Trois modèles pour les franchisés

Trois modèles de centres de recyclage sont proposés aux candidats à la franchise. Le premier modèle traite entre 10 000 et 15 000 tonnes de déchets par an, pour une zone de chalandise de 40 000 habitants. Le deuxième modèle multiplie par deux la zone de chalandise et traite entre 30 000 et 50 000 tonnes de déchets. Le dernier modèle double les capacités du deuxième modèle. Les montants à investir, hors achat de terrain, sont respectivement de 100 000 euros, 640 000 euros et 850 000 euros. Le droit d’entrée, représentant 40 000 euros de l’investissement total, est revu de 70 % à la baisse pour les premières PME qui se lanceraient dans l’aventure entre 2012 et 2013. La redevance mensuelle est quant à elle fixée à 5 % du chiffre d’affaires du service réception des déchets1 et à 3 % du chiffre d’affaires de la vente de matériaux.

Le réseau Yprema

Yprema compte actuellement dix installations en propre à Trappes (78), Gennevilliers (92), Massy (91), Lagny-sur-Marne, Emerainville (77), Bonneuil (94), Quimper (29) et Reims (51). L’ensemble du réseau dispose de la certification ISO 9001, assurant un management et un service client de qualité. Avec ses 90 employés, le groupe génère plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.


Une réglementation européenne favorable

Jusqu’à présent à ses balbutiements, l’activité de recyclage devrait se développer dans les prochaines années en France, portée par la directive cadre européenne sur les déchets de 2008. Ce texte législatif fixe à 70 % la part des déchets issus de la construction et de la démolition qui doivent être recyclés d’ici 2020. Avec seulement 32 % de ces types de déchets actuellement recyclés, Yprema estime qu’il faudrait multiplier par quatre les petites plateformes de recyclage, traitant 30 000 tonnes par an. Cette perspective de croissance devrait attirer les entrepreneurs. D’autant plus que la société est d’ores et déjà alignée sur les normes européennes, conformément à l’ordonnance du 17 décembre 2010 sur la gestion des déchets.

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1 Ndlr : Yprema facture l’entrée des déchets dans les centres de recyclage.

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