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République et Borriglione deux avenues en pleine restructuration

2010-01-13T15:17:00+02:00

13.01.2010, 


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L’avenue de la République et celle de Borriglione présentent les mêmes caractéristiques : la présence du tramway, mais une fracture avec le reste de la ville avec des cellules commerciales qui se vident.

L'avenue Borriglione
Crédits photo : F.Michelier
Pour redonner vie à l'avenue Borriglione les décideurs souhaitent profiter de la proximité de l'université.

L’avenue Borriglione mise sur les étudiants pour retrouver une certaine dynamique


Contraste

Aux pieds de l’avenue Borriglione, s’esquisse une nouvelle vie pour la gare du sud et l’avenue de Malaussena. Aujourd’hui, un trompe-l’œil jonche le bâtiment Sncf, pour masquer les travaux. Plus de 1200m², répartis entre marché, cinéma et commerces devraient voir le jour, d’ici 2013. De quoi insuffler un nouvel élan à ce quartier. Un dynamisme qui pourrait également profiter à l’avenue Borriglione. Afin d’inciter les usagers du tram à faire une halte dans ce quartier, un nouveau titre de transport a vu le jour au mois de mars dernier. Il permet de descendre et remonter sans avoir à payer un autre ticket. 


Les stigmates du tram

Depuis la mise en service du tram, il y a deux ans, Borriglione souffre. Les consommateurs se font rares et par conséquent les points de vente ferment et restent vaquant. Se garer en double file, spécialité azuréenne, se révèle désormais impossible. Un élément qui peut paraitre dérisoire, mais qui joue un rôle prépondérant. Les commerces perdent alors une grande partie de leur clientèle des collines, porteuse d’un fort pouvoir d’achat. A cela s’ajoute aussi la problématique des trottoirs, pas assez large pour générer un trafic positif pour l’activité. Au total prés d’une de dizaine de cellules sont fermées, donnant une impression d’abandon du quartier. Un sentiment renforcé par la présence de « verrues » : des bâtiments laissés à l’abandon, squattés et délabrés. L’objectif est de les reconstruire et d’en faire des pôles dynamiques.


Miser sur l’université

Ce quartier traditionnel niçois cherche un second souffle. « Nous souhaitons profiter du campus de Valrose pour relancer l’activité dans cette zone », explique Michela Bogliolo, qui a mené une enquête sur le quartier pour la CCI. « Nous travaillons avec la municipalité afin de créer une activité autour des étudiants. Cela passe par l’installation d’une grande librairie et plusieurs cafés afin de créer un dynamisme profitable à tous les commerces », assure Hervé Latour, responsable du pôle commerce de la CCI.


L’avenue de la République doit travailler son attractivité


Du luxe au discount

A l’autre bout de la ville et du tramway, les circonstances sont différentes mais les maux identiques. L’avenue de la République, entièrement piétonne, connaît une décrépitude à mesure que l’on remonte vers la route de Turin. Le bas de l’artère profite de l’attractivité retrouvée de la place Garibaldi. Des enseignes orientées vers des produits haut de gamme prospèrent et attirent la clientèle. D’autant que le maillage est complété par d’autres locomotives cette fois orientés vers les produits discounts. Une mixité opportune qui porte ses fruits. Mais la première rupture intervient à la hauteur du croisement avec la rue Barla. Les piétons se font plus rares et les premières cellules vides font leur apparition. 


Avenue de la République
Crédits photo : F.Michelier
Les atouts existent pour faire de République un haut lieu du commerce niçois.

Profiter de l’attractivité de l’Acropolis

Là, le feu rouge qui régule la circulation occasionne une attente de 5 minutes pour les piétons. Beaucoup perdent patience ou tout simplement ne vont plus au-delà de ce carrefour. Pourtant le secteur à tout pour être attractif. A quelques pas de cette rue se trouve le palais des expositions et l’Acropolis. Les conférenciers ne font pas le déplacement jusqu’à République et préfèrent descendre plus loin dans la ville. Une lacune que tendent à combler les représentants du commerce Niçois.
« L’objectif est de réussir l’association de commerces locaux et d’enseignes nationales », précise Michela Bogliolo. Seule contrainte les locaux sont trop petits pour accueillir de grandes enseignes. Si certains sont déjà achetés, ils nécessitent quelques travaux afin de démarrer une activité.
Par ailleurs, les commerçants pestent également contre les abris du tram. Ils les accusent de masquer les devantures des boutiques et de le priver d’une certaine visibilité. 


Utiliser les cellules vides

Le haut de l’avenue reste très peu prisé par les commerçants. On y retrouve beaucoup de restauration rapide, mais peu d’attractivité. Pourtant les atouts sont là : un parc refait à neuf pour attirer les passants et la proximité de l’université St Jean D’Angély. Avec l’emplacement laissé libre depuis la fermeture d’une discothèque, plusieurs centaines de mètres carrés sont à pourvoir. De quoi installer une grande enseigne et redonner vie à un quartier en perdition.
 

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