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Béatrice Lajus-Laulan (SAN Val d’Europe) : « Les grands magasins de sports sous-représentés »

2009-08-10T17:05:00+02:00

10.08.2009, 


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En partie développé par le géant américain Disney, le Val d’Europe est le territoire le plus emblématique et le plus récemment développé de Marne-la-Vallée, offrant une qualité de vie excellente à travers son développement économique durable et ses espaces verts. Focus sur ce secteur 4 avec Béatrice Lajus-Laulan, directrice du développement économique du Syndicat d’Agglomération Nouvelle (SAN) du Val d’Europe.

Béatrice Lajus-Laulan, directrice du développement
Crédits photo : DR
Béatrice Lajus-Laulan, directrice du développement économique au SAN Val d'Europe

Quelles sont les spécificités du secteur 4 de Marne-la-Vallée, le Val d’Europe ?

Première destination européenne de tourisme et de tourisme d’affaires grâce à Disney, implanté depuis 1992, le Val d’Europe concentre plus de 8 000 chambres soit la quatrième capacité hôtelière nationale. Une gare TGV permet d’irriguer l’Europe du Nord et de l’Est : Thalys, Eurostar, TGV Est, etc. Cette croissance axée autour du parc d’attraction est couplée à la volonté de se développer dans le respect de l’environnement. A côté du géant ludique Disney, le Val d’Europe concentre beaucoup de PME/PMI qui constituent un tissu économique dominé par les secteurs du commerce, des finances et assurances, des services à la personne et aux entreprises, du BTP. En revanche, le secteur du sport – type grand « parc de la forme » – est un peu sous-représenté.


Quels sont les principaux quartiers en devenir ?

Le « centre urbain », à proximité de la gare RER, sur les communes de Serris et Chessy où un développement sur les enseignes de décoration de la maison a été initié. Ainsi, plusieurs locomotives viennent de s’y implanter : Roche Bobois, BoConcept, Habitat ainsi qu’un Castorama de 10 000 m². Le parc d’entreprises de Paris-Val d’Europe accueille les sites régionaux de plusieurs entreprises : Henkel, NecoTrans, STILL, ITT etc. D’autres bâtiments, comme le Data Center de Natixis, sont en construction. Un « forum du parc » vient d’y être ouvert et accueille plusieurs enseignes comme la sandwicherie Class’Croûte, un magasin Cuisines Saint-André, une agence immobilière L’Adresse, les piscines H2O ou une agence In&fi Crédits, ainsi qu’un restaurant inter entreprises. Le « triangle de Bellesme » sur la commune de Chessy, à proximité de la gare TGV, permettra bientôt à un centre de congrès et d’exposition de 29 000 m² de voir le jour. Un hôtel dédié de 750 chambres et un pôle tertiaire complèteront ce vaste ensemble à l’horizon 2012. Enfin, la future Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Université qui accueillera un pôle universitaire et recherche, ainsi qu’un pôle tertiaire.


Peut-on encore s’implanter sur un site clé comme le centre-commercial international ?

Bien sûr ! Même si les surfaces disponibles sont rares, les enseignes « tournent ». Quatre nouveaux magasins vont bientôt ouvrir leurs portes dont Mango et Desigual, marques fortes du secteur de l’habillement. Certes, les loyers sont dans la tranche plutôt haute du marché mais au vu de l’importance de la zone de chalandise, l’investissement est rentable. Les candidats peuvent envoyer un dossier à la Ségécé, développeur du centre commercial ou à Value Retail, pour le secteur « outlet » La Vallée.


Qui sont les principaux acteurs du développement économique ?

Le Syndicat d’Agglomération Nouvelle (SAN), est le garant des équilibres de ce territoire et construit tous les équipements qui lui sont nécessaires : scolaire, sport, culture, services, etc. L’Etablissement Public EpaFrance en est l’aménageur : achat de terrains, mise en place de Zones d’Aménagement Concerté (ZAC), commercialisation, portage de projet, etc. Rappelons enfin la particularité du Val d’Europe, Disney est le développeur d’une partie de ce territoire.


Comment favorisez-vous la création d’entreprises en réseau ?

Les initiatives « d’aide au développement » (comme Lyon Visiocommerce pour le Grand Lyon, ndlr) n’existent pas encore, car nous sommes un territoire jeune : nous n’avons pas encore identifié de « sites prioritaires » pour l’implantation de commerces. Cela dit, nous aidons certaines catégories d’entrepreneurs. Ainsi, sur la commune de Bailly-Romainvilliers, des ateliers d’activités ont été créés pour l’accueil d’entreprises de moins de 5 ans. De plus, une « pépinière d’entreprises » va bientôt voir le jour.


Comment voyez-vous l’avenir du territoire ?

Le SAN travaille actuellement sur son projet d’agglomération qui prend en compte les 5 communes actuelles et les mettraient en relation avec les territoires limitrophes. La population de cet ensemble pourrait atteindre 60 000 habitants à l’horizon 2030. Trois écoquartiers, un transport en commun en site propre, un pôle universitaire et un centre urbain tertiaire fort seraient les pierres angulaires du projet. L’objectif des acteurs locaux est d’assurer une évolution de ce territoire vers une diversification en termes d’offre commerciale et de typologie d’entreprises, tout en laissant la possibilité à l’entreprise Disney de se développer.


Pourquoi s’implanter sur le Val d’Europe ?

Parce que le secteur est extrêmement dynamique et brasse une importante clientèle. Outre les touristes attirés par le parc d’attraction, le Val d’Europe accueille chaque année 1 500 nouveaux habitants. D’autre part, les accès sont faciles, nombreux et variés : autoroute A4, RER A, gare TGV, aéroport international de Roissy-Charles-de-Gaulle à moins de 10 minutes en navette, etc. L’offre économique et commerciale est diversifiée et une université, des services aux entreprises et le partenariat public/privé existant complètent la richesse de ce territoire. Enfin, la qualité de vie y est excellente, grâce à la mise en avant du développement durable et l’étendue des espaces verts.
 

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