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Low cost : encore marginal dans les réseaux

2009-03-12T20:02:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 12.03.2009, 


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Le low cost, modèle économique extrêmement exigeant dans la gestion, reste mineur dans les réseaux, en quête d’anciens cadres de la distribution.

Le low cost marginal dans les réseaux
Crédits photo : Getty Images
Le low cost reste marginal mais son poids économique ne cesse de grimper.

Les réseaux montent en puissance

Maîtriser les coûts pour baisser les prix ? La franchise semble taillée sur mesure pour le modèle économique du low cost. Simplification des gammes, standardisation des produits et services, fort taux de rotation... Les enseignes se sont rapidement emparées des principes de l'économie à bas coût pour élaborer leurs concepts. A commencer par la grande distribution alimentaire, qui a connu une forte croissance avec Ed (893 magasins), Franprix (503) et Leader Price (668). Un parc qui reste cependant modeste au regard des 26 800 points de ventes que comptent la grande distribution dans l'hexagone. Le cas de figure est identique dans la coiffure où les enseignes low cost représentent à peine plus de 500 salons sur un parc de 60 000. Et des 15 000 fleuristes que comptent la profession, seuls 250 sont low cost.


Une excellente réponse au climat économique

Bref, le phénomène reste marginal en nombre d’établissements, mais son poids économique ne cesse de grimper. Serait-ce donc le bon moment pour oser se lancer avec un réseau franchisé low cost ? Lorsque Thierry Pineau, ancien cadre de la grande distribution, veut se reconvertir en 2006, il se tourne sans hésitation vers l’immobilier low cost. « C'est une excellente réponse au climat économique. Les gens ne veulent plus payer de grosses commissions. » Il opte pour 123webimmo, jeune réseau qu’il juge souple et réactif. « Passer par une agence pour créer un site m’aurait coûté très cher, estime-t-il. Là, le droit d ’entrée et les royalties sont très modérés. » Mais une agence immobilière sans local commercial ne risque-t-elle pas de manquer de visibilité ? « Au contraire ! Je dispose d’une concession exclusive aux Sables-d'Olonne, sur une zone de 120 000 habitants. Qui plus est, huit acheteurs sur dix passent par le web pour sélectionner les biens ou les agences. »


Le sens du commerce avant tout

Pas besoin d'être fleuriste pour vendre des fleurs, opticien pour commercialiser des lunettes, esthéticienne pour diriger un salon de beauté ou agent immobilier pour assurer les transactions de biens. Non, dans le secteur du low cost, les concepts sont bien rôdés et les enseignes, quel que soit le secteur d'activité, cherchent avant tout un bon commerçant. « Peu importe le diplôme ou la profession antérieurs, ce que nous attendons d'un candidat, c’est d’être capable de gérer des stocks et de diriger une équipe », explique Géraldine Reibel, chargée de recrutement du fleuriste low cost Happy. Si les fleuristes indépendants sont les bienvenus, elle préfère les avertir. « Le franchisé doit appliquer nos méthodes et respecter les règles. Ce qui peut poser des problèmes à un ancien indépendant. D'autant plus que la part de création est très limitée chez Happy. Mises à part les compositions pour les occasions spéciales comme les mariages, les bouquets sont préfabriqués par la centrale. »


Des exigences propres à chaque enseigne

Les enseignes attendent des candidats qu’ils soient capables d’assumer une lourde charge de travail. Ainsi, chez Happy, les magasins sont ouverts toute l'année 7 jours sur 7, de 9 heures à 21 heures. Géraldine Reibel, qui doit recruter 25 candidats d'ici à la fin de l'année, cherche donc des managers réactifs et capables de gérer leur stress. En clair, les enseignes de low cost apprécient les anciens cadres de la grande distribution. Mais à chaque réseau ses exigences propres. Les commerces de proximité mettent particulièrement l'accent sur la convivialité et le sens de l'accueil.
 

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