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Low cost : dans la ligne de mire des franchiseurs

2009-03-12T19:25:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 12.03.2009, 


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Dans les réseaux, le low cost gagne du terrain. D’autant que les concepts bien adaptés trouvent leur public d’entrepreneurs.

Low cost : dans la ligne de mire des franchiseurs
Crédits photo : Getty Images
Au-delà de la grande distribution, le low cost s'est étendu à des commerces de proximité.

Un secteur en pleine expansion

S'il est un segment de marché sur lequel les enseignes essaiment tous azimuts, c'est bien le low cost. La grande distribution alimentaire a donné le coup d'envoi avec Leader Price et Ed. La grande distribution spécialisée a vite emboîté le pas dans le textile avec Veti ou encore la Halle !. Côté solderies, le petit poucet Bazarland (36 implantations) fait figure de challenger face aux ténors Gifi (249 unités) et la Foirfouille (117 points de ventes).


Le créneau du prix unique

En 2007, l'enseigne italienne NinetNine 99 Cent Shop a traversé les Alpes pour investir un créneau peu exploité dans ce secteur ultra concurrentiel : le prix unique. « Nous commercialisons dans des espaces de 100 à 400 m² toutes sortes de produits à 99 centimes :cosmétique, décoration bricolage, parapharmacie..., explique Matthieu Berthome, responsable du développement de NinetNine en France. Les consommateurs qui vont en grande surface ne savent jamais combien ils vont payer. Avec nous, pas de mauvaise surprise. En période de crise, les clients veulent être sûrs d'avoir accès à des produits réellement bon marché. » Fort de cette stratégie, l'entreprise italienne qui a déjà franchisé cinq magasins dans l'hexagone compte atteindre la vingtaine de points de vente d'ici à la fin de l'année.


Les commerces de proximité

Au-delà de la grande distribution, le low cost s'est étendu à des commerces de proximité. Les fleurs d'abord dès 1995, avec le réseau Rapid'Flore qui compte aujourd'hui 200 magasins, puis Happy, créé en 2005 et qui regroupe 50 points de vente. A noter également, le développement de marques d'opticien, comme Optique discount ou encore Lun's Eyewear qui propose une large gamme de lunettes prêt-à-porter avec une correction préétablie.


Les services s'y mettent aussi

Le succès des formules low cost inspire aussi le secteur des services. En 1984, déjà, l'entreprise canadienne Ada (478 agences en France) s'implante à Brest et importe dans l'hexagone le concept de location de véhicules à prix discountés. Créée en 1999, l'enseigne française Ucar (260 franchisés) base elle aussi son développement sur la recette de la grande distribution : gros volume et rotation élevée des véhicules. Trois ans auparavant, dans le secteur de la coiffure, le groupe VOG coiffure lançait son enseigne à petits prix Tchip, qui compte aujourd'hui 318 salons. Un créneau qu'a également investi Coiff&Co qui regroupe 180 établissements dont 175 en franchise. Mais tous les réseaux ne rencontrent pas le même succès. SelfCoiff, qui comptait 39 salons en 2004, a vu son réseau décliner jusqu'à 26 implantations en 2007 avant de remonter à 30 unités l'an passé. Côté beauté, les réseaux ont également fleuri avec Body Minute, Quick Epil ou encore Epil Minute.


L'immobilier se lance

A noter également, la percée significative du low cost dans l'immobilier. « En 2002, j'ai pris conscience avant tout le monde que le secteur était malade : 60 % des transactions échappaient aux agences, raconte François Touze, directeur général de 123webimmo. Pas étonnant avec des commissions qui atteignent 5 à 10 % des biens... » Transfuge de la grande distribution, il bâtit un modèle économique basé sur Internet limitant considérablement les frais de démarrage et de fonctionnement. Résultat : des commissions de seulement 1 à 3 % sans pour autant mettre en péril la rentabilité de l’entreprise. Fort d'un réseau d'une trentaine d'agences, il compter accélérer son recrutement pour atteindre une soixantaine d'unités d’ici à la fin de l'année.

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