Economie

Low cost : contagion à toute l’économie

2009-03-31T12:16:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 31.03.2009, 


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Les consommateurs se sont décomplexés face à l’achat malin, pour préserver leurs achats « plaisir ».

Développement du low cost
Crédits photo : Getty Images
Aujourd'hui, quasiment tous les Français achètent régulièrement des biens ou des services low cost.

De plus en plus de secteurs concernés

Qui d'autre que les clients de Ryanair ou Easyjet connaissaient le principe du low cost au début des années 1990 ? Aujourd'hui, ce sont quasiment tous les Français qui achètent régulièrement des biens ou des services low cost. En quelques années, ce modèle économique développé initialement dans l'aéronautique s'est propagé à toute l'économie :alimentaire, bien sûr, mais aussi immobilier, formation, coiffure, hôtellerie, banque... S'il est facile de voir que le low cost est maintenant partout, son ampleur et son poids économique restent encore difficiles à mesurer.


La génération "radin malin"

« C'est une lame de fond, affirme Emmanuel Combe, économiste et co-auteur du rapport Beigbeder sur le pouvoir d'achat. Le low cost va exploser pour des raisons conjoncturelles de baisse de pouvoir d'achat, mais aussi parce que les consommateurs ont changé de comportement. Ils comparent les prix sur Internet et redéfinissent leurs priorités. » Cette génération spontanée de consommateurs "radin malin" chercherait donc à limiter ses dépenses dans certains domaines, comme le transport, sans pour autant renoncer aux marques pour les "achats plaisir", dans le high tech ou la parfumerie. Bref, les consommateurs semblent avoir désormais un rapport totalement décomplexé face au concept de low cost.


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C’est le nombre de salons Tchip coiffure. Le chiffre d'affaires moyen d'une enseigne Tchip atteint 270 000 euros, contre 159 999 euros pour un indépendant. Un résultat dû à une forte rotation : 775 clientes contre 380 chez un indépendant. Par ailleurs, 7 clientes sur dix demandent une prestation technique, dont une couleur pour la moitié d’entre elles.

Une condition : Préserver la qualité

Les ménages, même des classes socioprofessionnelles supérieures, n'hésitent pas à faire leurs courses chez les maxidiscounteurs comme Aldi, Lidl ou Ed. Mais réduire les coûts de production n'entraîne-t-il pas en parallèle une forte baisse de qualité ? « Le défi du low cost est de ne pas trop simplifier ses produits et services, au risque de perdre ses clients », estime Emmanuel Combe. Une analyse confirmé par l'Observatoire Cetelem 2006, selon lequel seuls 9 % des Français se disent prêts à accepter une baisse de la qualité de produits en échange de prix cassés.

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