Economie

Hôtellerie : le tourisme, moteur de l’activité

2012-09-27T09:09:00+02:0030.12.2009, mis à jour le 27.09.2012,


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Si la fréquentation hôtellière reprend en France, la concurrence des chaînes, intégrées et volontaires, s’intensifie sur un marché arrivé à maturité.


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La fréquentation des hôtels repart à la hausse depuis 2010.

Les fréquentations remontent

Depuis 2010, la fréquentation hôtelière de la clientèle française connait une croissance positive, entre 0 % et 5 %. Pour la clientèle étrangère, la sortie de crise coïncide également avec le début de l’année 2010 mais avec des variations plus fortes et parfois négatives. La progression du tourisme en France participe à ces évolutions : le nombre de touristes français a augmenté de 1,2 %1 au premier trimestre 2012 et celui des étrangers de 5,1 %. La durée moyenne des séjours est restée stable par rapport à 2011, à 1,8 jours et le taux d’occupation des chambres a légèrement augmenté, passant de 52,6 % à 52,8 %. Les nuitées dans l’hôtellerie de tourisme ont progressé de 1,7 % sur la période de janvier à mai 2012, par rapport à la même période de l’année précédente.


Un marché arrivé à maturité

Malgré de bonnes perspectives conjoncturelles pour le secteur de l’hôtellerie, le marché semble arrivé à maturité et le développement des enseignes s’essouffle. En 20 ans, les chaînes intégrées ont accru leur offre de 40 %, mais seulement de 8 % dans la dernière décennie, révèle l’étude Coach Omnium 2012 sur les chaînes hôtelières.


Les chaînes hôtelières volontaires, telles que Best Western et Fasthotel, ont également ralenti leur développement ces dernières années. En 2011, le parc de l’hôtellerie volontaire a perdu 80 adresses, soit une diminution de 1,4 % par rapport à l’année précédente. Pourtant, la situation s’est améliorée suite à l’hémorragie de 2010, avec une perte de 293 adhérents. Début 2012, les chaînes volontaires d’hôtellerie totalisaient ainsi 5 565 hôtels réunis sous 24 enseignes installées en France.


Des réseaux exigeants

La crise de 2008 est en partie responsable de cette dégradation : l’augmentation des cotisations, entre 10 % et 25 % selon les chaînes, pousse certains gérants d’établissements à quitter leur réseau. Les nouvelles politiques d’amélioration de la qualité des réseaux expliquent aussi ces pertes. Logis de France en est un exemple, avec un solde de 137 départs en 2011. L’exigence croissante dont font preuve les réseaux dans la sélection de nouveaux adhérents limite également le nombre d’entrées d’établissements. Sur 300 demandes de candidatures pour un réseau important, seuls 10 à 15 contrats sont signés. La tendance s’oriente vers le haut de gamme, tiré par le nouveau classement hôtelier qui devrait apporter une étoile supplémentaire à la majorité des établissements.


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1  Source : « Fréquentation touristique dans les hébergements collectifs touristiques en France métropolitaine - Résultats du 1er trimestre 2012 » - Insee

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