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Santé financière d'une franchise : apprendre à bien gérer son stock

2009-10-23T16:42:00+02:00

23.10.2009, 


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Des marchandises qui tournent, une impression de nouveautés permanente pour les clients, des magasins bien rangés ... En franchise, la gestion des stocks est capitale : il en faut mais pas trop, au risque de se retrouver en situation de sur-stock et donc de déséquilibre financier.

Gestion des stocks
Crédits photo : Getty Images
La problématique du stock est délicate pour un commerçant.

Trop ou pas assez ! La problématique du stock est délicate pour un commerçant. S’il est mal évalué, s’il ne tourne pas, s’il est trop important, le stock se transforme en stock dormant et se traduit par de l’argent immobilisé inutilement. A l’inverse, un magasin qui n’affiche pas beaucoup de références donne l’impression de « vide » et n’attire pas les clients. Les franchisés n’échappent pas à cette problématique, mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Tout dépend s’ils sont en franchise classique ou en commission-affiliation.


Franchise / commission-affiliation

Dans le cas d’une franchise traditionnelle, le franchisé peut choisir d’acheter ses stocks où il veut : auprès de fournisseurs référencés ou auprès de la centrale d’achat du franchiseur s’il en possède une. Dans ce cas, c’est à lui et à lui seul de gérer ses commandes en fonction de ses ventes. En commission affiliation, le principe est différent. Le franchiseur place les stocks en dépôt chez le commerçant « affilié » au réseau et le rémunère ensuite par une commission sur ce qui a été vendu. Cette formule évite à l’affilié d'immobiliser ainsi son capital sous forme de stocks puisque c'est le réseau qui choisit, finance et gère les articles vendus dans son magasin. Le « franchisé » n’a quasiment rien à faire puisque c’est le réseau qui gère à sa place les cycles d’exploitation des produits.


Réassortir régulièrement

Dans le commerce, ce n’est un secret pour personne, certains produits se vendent mieux que d’autres et sont sans cesse réclamés par la clientèle. Il faut repérer les références qui marchent bien dans chaque famille de produits afin de prévoir des réassorts réguliers. Une rotation régulière des stocks est idéale. C’est d’ailleurs une des composantes de la rentabilité d’une affaire. Il est également capital d’identifier les canards boiteux, les produits qui restent de côté et qui encombrent les rayons. Ceux-là ne doivent pas être recommandés de façon automatique, même si une ou deux unités trouvent finalement preneurs. Cette technique d’identification des bons et mauvais produits permet des gains de trésorerie variant de 18 à 48 % de la valeur du stock et assure un « effet masse » nécessaire au développement du chiffre d’affaires. Ce qu’on appelle dans le jargon professionnel « l’analyse du mix-produit/mix-marge ».


Ne pas négliger les délais de règlement

Depuis janvier 2009, les délais de paiement des fournisseurs se sont raccourcis et sont plafonnés à 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires. Ce changement de pratique signifie que les enseignes doivent dégager plus de trésorerie, plus rapidement, pour pouvoir payer leur stock. Ce décalage doit être anticipé ou corrigé par de l’emprunt, afin d’éviter les problèmes de règlement.


Avec la collaboration de :
Jean-Pierre Gouzy, expert-comptable chez Fiducial
Pascal Lambert, cabinet Franchise Expert
Pascale Bégat, expert-comptable au cabinet Approove et membre du collège des experts de la FFF.
 

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