Parcours de franchisé

Un salarié d'enseigne devenu pluri-franchisé, au fil des opportunités

2009-03-06T11:05:00+02:0006.03.2009, 


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Franchisé sur quatre points de vente au sein des réseaux La Mie Câline et Happy, Christophe Huet, 35 ans, s’est fixé une règle : atteindre la rentabilité avant d’investir à nouveau.

Christophe Huet, multi-franchisé
Crédits photo : Droits Réservés
Christophe Huet est à la tête de 4 points de vente.

De gérant salarié à pluri franchisé

« Entré à la Mie Câline de Nantes comme gérant salarié en 1996, j'apprends deux ans plus tard, lors d'un séminaire, que l'enseigne projette d'ouvrir un magasin à Saint-Malo, la ville dont je suis natif ». Ni une, ni deux, Christophe Huet s'embarque dans l'aventure avec son épouse, manipulatrice en radiologie, qui obtient pour l'occasion une disponibilité. Bilan des courses après une décennie : le couple possède désormais 4 boutiques franchisées, au sein de deux réseaux distincts. « Ce n'était pas prémédité. Nous avons juste saisi les opportunités de développement qui se présentaient, sans avoir à prospecter », commente Christophe Huet.


L'art de déléguer

Quand le franchiseur leur propose de racheter le fonds de commerce La Mie Câline de Rennes en 2003, le couple se laisse tenter. Coût de l'opération : 450 000 euros. « La boutique, qui employait six salariés, était économiquement saine et disposait d'un emplacement numéro 1. Mais surtout, notre affaire de Saint-Malo tournait bien et on maîtrisait le métier », explique Christophe Huet qui ne conçoit pas de se lancer dans un nouveau projet avant d'avoir atteint la rentabilité. « Le mode opératoire est toujours le même, explique-t-il. Je mets en place une équipe, je la forme et une fois que l'activité est pérenne, je délègue. »


Quelques chiffres
Activité : boulangerie pâtisserie (2 boutiques La Mie Câline) ; vente « low cost » de fleurs et plantes (2 magasins Happy).
Débuts en franchise : 1999
Apport personnel total : 300 000 euros.
Chiffre d’affaires 2008 du magasin phare : 650 000 euros.
 

Repartir de zéro

En juin 2006, à Saint-Malo, le couple fait le pari d'expérimenter le concept Happy sur lequel il a flashé au cours d'une virée à Paris. « Nouveau concept, nouveau métier, nouveau franchiseur : il a fallu repartir de zéro », se souvient le dirigeant qui, à l'époque, ne faisait pas la différence entre une pivoine et une orchidée. Rapidement, grâce à la formation dispensée par l'enseigne, les fleurs n'ont plus eu de secrets pour lui, si bien qu'il a ouvert un deuxième point de vente Happy dans une galerie marchande, près de Rennes.


Un patron omniprésent

« Il n'y a pas d'autres projets de développement en vue pour le moment. L'heure est à la stabilisation », précise le pluri-franchisé. Et pour cause : l'ouverture de nouvelles boutiques suppose de reconstituer les capitaux propres. « Or, on ne peut pas sortir un nouvel apport personnel tous les six mois du chapeau ». En outre, Christophe Huet n'entend pas « se tuer au boulot ». Sur le pont 6 jours sur 7, il a su, dit-il, trouver le parfait compromis entre sa vie personnelle et le plaisir de partager le travail avec ses équipes sur le terrain. Un jour à La Mie Câline de Rennes, le lendemain à la boutique Happy de Saint-Malo, le surlendemain à La Mie Câline de Saint-Malo… il est omniprésent.