Etude

En 2012, les Français prévoient de dépenser un peu plus pour Noël

2012-11-14T11:47:00+02:0008.11.2012, mis à jour le 14.11.2012,


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Selon la quinzième étude annuelle réalisée par Deloitte sur les intentions d'achat des Européens à Noël, les ménages français, parmi les plus pessimistes sur le Vieux Continent, prévoient néanmoins un budget en légère augmentation.

Noël
Crédits photo : Shutterstock.com

Si les Français interrogés par la cabinet d’audit et de conseil Deloitte broient du noir pour leur pays, 63 % d’entre eux éprouvant le sentiment que la France est en récession - soit moins quand même que l’an dernier, où ils étaient 75 % -, ils manifestent un appétit de consommer pour la fête de Noël que l’on retrouve dans les seuls pays du nord de l’Europe, sortis eux de la crise.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes dans les résultats de la quinzième étude annuelle réalisée mi-septembre par Deloitte dans 18 pays européens auprès de 18.587 consommateurs interrogés via Internet, dont 1.768 en France. Car les Français, s’ils annoncent prévoir de dépenser 639 euros en moyenne pour leurs achats de Noël (en très légère hausse de 0,7 % par rapport aux intentions affichées en 2011), ils se préoccupent aussi plus que jamais (à 53 %, contre 43 % un an plus tôt) de payer le moins cher possible quelque soit l’origine du produit. Cette hyper sensibilité aux prix se traduit dans les faits par trois comportements d’achat qui ressortent de l’étude.

D’abord, 78% des Français disent qu’ils prépareront un budget de dépenses (contre 51% en 2008), et près d’un sur deux ne prévoit pas de recourir au crédit pour financer ses dépenses de fin d’année. « On est dans l’achat réfléchi. Ce sera un Noël très raisonné », commente Stéphane Rimbeuf, associé responsable du « Consumer business » chez Deloitte France.

En témoigne aussi l’attrait pour les promotions qui, non seulement ne se dément pas, mais est attisé encore par l’usage d’Internet, considéré d’abord comme un moyen de faire la chasse aux bonnes affaires avant d’être un lieu d’achat.

Achat réfléchi

Enfin, ceci découlant du reste, les hypermarchés - au moins ceux des enseignes perçues comme pas chères - sont plébiscités par les Français pour y faire leurs courses de Noël, aussi bien pour la majorité de leurs cadeaux que pour l’alimentation, en privilégiant là les produits à marques de distributeurs. 42% des personnes interrogées, contre 31% en 2011, affirment ainsi qu’elles y feront principalement leurs achats de fin d’année. Au total, 67 % des Français disent qu’ils achèteront dans des magasins physiques, et 33 % sur Internet. Mais comme l’avait déjà indiqué la précédente édition de l’enquête, la combinaison par les consommateurs de l’utilisation des deux canaux de vente que sont les magasins et Internet à chacune des étapes de leur processus d’achat se renforce encore en 2012, au détriment de l’utilisation d’Internet uniquement.


Les livres, un cadeau plébiscité

Quant aux cadeaux que les Français prévoient d’offrir, l’évolution du Top 10, qui voit passer les livres de la dixième position l’an dernier à la première pour ce Noël 2012, révèle la conjonction de trois facteurs déterminants, souligne Stéphane Rimbeuf : offrir des produits utiles et/ou éducatifs, avec un critère de prix, pour un cadeau personnalisé. Les chocolats, les parfums et cosmétiques ou encore les CD restent des valeurs sûres. S’agissant des cadeaux high-tech,il ressort de l’enquête qu’ils sont trois fois plus souhaités qu’offerts, probablement du fait de leur prix. Cette année, l’intention d’achat de ces produits, telle qu’elle est exprimée, recule fortement, divisée par plus de 2 pour les tablettes, et 3 pour les smartphones.

Antoine BOUDET, Les Echos, 08/11/2012