Hôtellerie de plein air

Flower Campings veut se renforcer en France

2018-05-07T06:00:00+02:0007.05.2018, 


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Dirigée par Laurent Seigne, un ancien international du XV de France de rugby, cette enseigne de camping s’est imposée au fil des ans comme un incontournable de l’hôtellerie de plein air avec près de 140 sites dans l’Hexagone. Depuis 2016, elle s’est ouverte à un nouveau genre : le camping naturiste.

Franchise Flower Campings
Crédits photo : Droits réservés

A l’origine de Flower Campings, il y a la volonté d’une trentaine de dirigeants de campings indépendants de mutualiser leurs efforts pour créer des synergies positives. Ensemble, ils créent en 2006 une concession de marque baptisée « Flower Campings ». Repris par le Groupe Saur en 2009, les membres du réseau basculent en franchise et c’est le début du développement franchisé. Voilà en quelques lignes l’histoire de cette enseigne qui revendique un « camping à taille humaine » et une « alternative à l’hôtellerie de plein air classique ».


Le camping, un marché porteur ?

Après quelques mauvais moments traversés notamment en 2015, conséquences des attentats des mois de janvier et novembre, le tourisme a retrouvé des couleurs en France. Au quatrième trimestre 2017, le nombre de nuitées dans les hébergements de types hôtels, résidences et campings a atteint les 60,7 millions, soit 7,8 % de plus qu’à la même période l’année précédente, d’après l’Insee. Et c’est sans compter les réservations effectuées via des plateformes spécialisées comme Airbnb, Abritel et autres. Toutefois, à la mode il y a quelques années, le camping est-il toujours un segment porteur ? En tout cas, la France semble apprécier ce mode d’hébergement en vacances, puisque le pays comporte le plus grand parc de campings d’Europe. Selon les données de la Fédération française des campeurs, caravaniers et camping-caristes (FFCC), il existe en effet 8 083 campings aménagés en France, proposant 896 174 emplacements. Le secteur pèse 2,5 milliards d’euros et il a représenté en 2016 près de 45 % des nuitées touristiques vendues.

Des chiffres qui confortent le réseau Flower Campings dans sa stratégie de développement. Avec bientôt 140 sites pour 18 000 emplacements, cette enseigne veut poursuivre son expansion pour atteindre « pourquoi pas, jusqu’à 200 sites ces prochaines années », commente Laurent Seigne. Cet ancien international du XV de France de rugby a pris la direction du réseau en 2013. Aujourd’hui, il recherche de nouveaux franchisés pour renforcer son maillage territorial. « Nous sommes peu présents dans tout le Grand-Est, comme dans les environs de Besançon, Colmar ou Mulhouse, du côté de la Normandie également, et nous continuons de rechercher des partenaires pour notre secteur Méditerranée-Corse. »


Laurent Seigne, Flower Campings
Crédits photo : David Bécus
Laurent Seigne, directeur de Flower Campings


Devenir franchisé Flower Campings

Pour se développer, l’enseigne recrute essentiellement des exploitants de campings déjà existants et qui souhaitent devenir franchisés Flower Campings. « Ouvrir un nouveau camping, ce n’est pas comme créer un commerce lambda. Il ne suffit pas de trouver un local puisque, là, il s’agit de terrains beaucoup plus grands et qui doivent répondre à un certain nombre de critères », explique Florent Parnot, directeur de la franchise. Les indépendants et les franchisés sous enseigne concurrente constituent donc le principal vivier de candidats potentiels. « Il peut nous arriver également de proposer à de nouveaux venus des sites qui seraient à céder, par exemple lorsque le franchisé cédant part à la retraite », souligne Laurent Seigne. En moyenne, les sites sélectionnés par Flower Campings sont des établissements disposant de 85 à 250 places, réalisant entre 250 000 et 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, notés entre trois et cinq étoiles et situés dans des zones présentant un attrait touristique certain. « A la différence des camping-clubs, nous voulons des sites ouverts sur la région où ils se trouvent, qui n’incitent pas leurs clients à passer leurs vacances uniquement dans leur enceinte mais qui les encouragent à sortir explorer les alentours », ajoute le dirigeant. Côté financier, l’enseigne demande un droit d’entrée de 11 000 euros, puis une redevance représentant, en moyenne, entre 10 000 et 15 000 euros par an (5 % du chiffre d’affaires jusqu’à 250 000 euros de recettes, puis dégressif au-delà).


Ouvrir dix campings naturistes

Pour répondre à une demande croissante, Flower Campings a décidé d’étendre son offre en ouvrant des campings naturistes. Deux sites ont déjà été inaugurés dans les Alpes-de-Haute-Provence – Verdon Provence, à Esparron-de-Verdon, et Les Lauzons, à Limans – et d’autres devraient suivre. L’objectif : créer une dizaine de campings naturistes d’ici cinq ans. « Nous avons testé le concept durant deux saisons et nous souhaitons poursuivre dans cette voie, détaille Florent Parnot. Cela correspond tout à fait à notre positionnement très orienté “nature” et il ne faut pas oublier que 15 % des clients textiles seraient tentés par le naturisme. Le potentiel est donc fort. »

Flower Campings en quelques chiffres (2017)

- près de 140 sites en France, dont dix pilotes et le reste en franchise ;
- 72 millions d’euros de chiffre d’affaires ;
- 10,5 % de croissance par rapport à 2016 ;
- 1,3 million de nuitées vendues (+8 % sur un an) ;
- 2 millions de clients.

Jennifer Matas