Portrait

Bernard Aimé, touche-à-tout à la tête de 3 agences de voyages Selectour Afat

2013-10-14T07:30:00+02:0014.10.2013, 


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Bernard Aimé dirige trois agences de voyages au sein du réseau Selectour Afat, à Lyon (69). Après 30 ans de carrière, sa soif de découverte et son énergie sont intactes.

Bernard Aimé, Selectour Afat
Crédits photo : Droits réservés
Bernard Aimé, à la tête de trois agences Selectour Afat

Ne lui parlez surtout pas de retraite. Bernard Aimé a beau avoir dépassé la soixantaine, il arrive toujours aussi en forme, le matin, dans les locaux de Djuringa. Et pourtant, les tâches ne manquent pas dans cette holding de trois agences de voyages du réseau Selectour Afat, qui emploie 14 personnes et pèse dix millions d’euros de chiffre d’affaires. « J’ai une très belle équipe autour de moi. Je n’ai pas l’impression de travailler », assure le patron.

Une première expérience de prof

Pourtant, force est de constater que l’homme n’a pas beaucoup soufflé depuis 30 ans. Sa carrière, il l’a commencée aux Chartreux, un lycée privé lyonnais. Malgré une double casquette de professeur de sport et de directeur de l’établissement, malgré les séjours et activités qu’il organise pour les élèves, Bernard Aimé tourne vite en rond. « Je me sentais dans un milieu pas très créatif », raconte-t-il.


Une année sabbatique pour construire son projet

Après sept ans au service de l’Education Nationale, il décide de prendre une année sabbatique et de tâter du secteur immobilier pour se frotter au monde des affaires. Mais il est vite rattrapé par ses premières amours. « 1980, c’était l’époque du phénomène aérobic. Vous vous rappelez l’émission télévisée de Véronique et Davina ? Eh bien, je suis parti trois semaines en Californie suivre un stage technique avec Jane Fonda ».


Un pied dans la gym et l’autre dans le voyage

A son retour, il fonde un club de gym. « Ca a tout de suite cartonné », se rappelle-t-il. Parallèlement, à la demande des parents d’élève, il lance une association, Lyon sport loisirs, pour poursuivre son activité bénévole d’organisation de séjours pour les jeunes. En 5 ans, la structure prend une ampleur qu’il n’aurait jamais  imaginé : 3 000 séjours chaque année. « Je m’entendais très bien avec le chef de l’agence de voyage à qui j’achetais les billet de train. Nous nous sommes associés et avons ouvert en 2000 notre propre agence ».


Une première agence en solo

Six ans plus tard, Bernard Aimé cède ses parts et créé Djuringa, « âme » en langage aborigène, en s'adossant au réseau Afat. Petit à petit, il structure son activité en trois entités : Djuringa junior qui organise des séjours en centres de vacances, Djuringa qui propose des voyages à la carte et revend les offres des tour-opérateurs, et Terres ancestrales, positionné sur le créneau des séjours aventures.


Un positionnement de niche

Car Bernard Aimé vise les produits de niche. « Je me base sur des lectures et des rencontres pour sélectionner des lieux puis je me rends sur place pour vérifier leur authenticité », raconte l’ancien professeur de sport. « Par exemple, j’ai repéré l’ethnie des Q’eros, les descendants directs des Incas. Ils sont réputés comme inabordables. Je m’y suis rendu avec ma fille, qui est journaliste, et un photographe. Nous avons réussi à créer un vrai lien, s’enthousiasme-t-il. Je vais monter des petits séjours, homéopathiques, pour les protéger des séjours de masse. »


Une prochaine ouverture déjà programmée

Bernard Aimé ne s’en tient pas qu’au business. Il a fondé une association pour y financer un dispensaire. « Nous avons aussi créé une agence de voyage à Lima qui référence les chambres d’hôte du Pérou. Elles pourront ainsi se passer de l’intermédiaire des tour-opérateurs qui les paient une misère. » Ouverture programmée dans un mois. Bernard Aimé planche déjà sur d’autres projets. En particulier, un écolodge au Cambodge sur la thématique des arts martiaux. Et comme s’il manquait encore un peu d’occupations, il file de temps en temps à sa salle de sport, histoire de donner un cours de pilate, de gym ou de karaté.