Tribune libre

Les services à la personne doivent se mobiliser contre le travail dissimulé

2017-02-01T07:41:00+02:0001.02.2017, mis à jour le 01.02.2017,


imprimer

Ces dernières années, les Français ont beaucoup recouru au travail non déclaré, aussi appelé travail au noir, mais aussi au travail au gris. Cette dernière pratique consiste à ne déclarer qu’une partie des heures effectuées et constitue un véritable fléau pour les professionnels des services à la personne. L’éclairage de Mina Zanat, présidente du réseau Family Sphere.

Travail au gris
Crédits photo : Batyreva Irina / shutterstock.com
Les acteurs des services à la personne, dont les entreprises spécialisées dans la garde d'enfants à domicile, sont fortement touchés.

Les Français ont de plus en plus recours au travail non déclaré, sans en mesurer les conséquences. À titre d’exemple, en 2015, cela représentait l’équivalent de 7,4 milliards d’euros de fraude aux prélèvements sociaux, selon l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss). Or, les risques de cette pratique sont à la fois d’ordre financier et pénal pour l’employeur comme pour l’employé, sans oublier le risque majeur d’accidents domestiques qui ne seraient pas couverts.

En 2013, le nombre d’employeurs à domicile a chuté, pour passer sous la barre des 2 millions de personnes, selon des chiffres publiés en avril 2016 par l’Acoss. Sur un an, ce sont 72 000 particuliers employeurs qui ont disparu des écrans radars de l’organisme, soit une baisse historique de 3,2 %.

Un autre phénomène prend de l’ampleur, en particulier dans les services à la personne : le travail au gris, une pratique qui consiste à ne déclarer qu’une partie des heures effectuées. Ce procédé permet de percevoir les prestations sociales ou de compléter ses revenus.

Des outils pour lutter contre le travail au gris

Preuve que le travail dissimulé pèse sur les professionnels des services à la personne, le réseau Family Sphere, spécialisé dans la garde d’enfants à domicile, se trouve confronté à une pénurie d’intervenants alors que le chômage n’a de cesse d’augmenter. L’enseigne a ainsi du mal à recruter les 6 000 nounous en CDI chaque année, ainsi qu’elle le prévoit pour répondre à la demande croissante des clients. Ce constat s’explique en effet principalement par la recrudescence du travail au noir dans le secteur des services à la personne. Family Sphere se mobilise contre le travail dissimulé et mène chaque année une véritable opération de recrutement auprès des nounous en leur offrant de nombreux avantages. Un moyen aussi de fidéliser son personnel et de le détourner de la tentation de céder au travail au gris.


Veiller à la bonne qualité de vie des intervenants

Le moyen le plus efficace de lutter contre le travail dissimulé consiste à apporter un certain nombre d’avantages aux intervenants à domicile, par exemple en leur faisant bénéficier d’une formation continue. Chez Family Sphere, les heures effectuées sont reconnues et comptabilisées lors de la validation des stages pour le CAP Petite Enfance. L’enseigne mène par ailleurs des actions de professionnalisation par le biais de formations internes. Les intervenants peuvent ainsi prétendre à des évolutions de carrière.

La reconnaissance constitue également un argument de poids. Le métier de garde d’enfants est sans cesse valorisé par les agences Family Sphere, qui organisent par exemple des ateliers d’échanges d’expériences entre nounous. Les intervenants ne sont pas seuls, ils sont encadrés par des professionnels toujours en lien avec eux.

Autre point à privilégier : la sécurité et la qualité au travail. Chez Family Sphere, les intervenants sont recrutés pour travailler à proximité de leur domicile. Ils sont assurés (assurance responsabilité civile des agences) et donc protégés. Enfin, les postes à pourvoir sont en CDI afin de leur garantir une meilleure stabilité.

Ce texte est publié sous la responsabilité de son auteur. Son contenu n’engage en aucun cas la rédaction des Echos de la franchise.

Mina Zanat, Family Sphere
Crédits photo : Droits réservés
Mina Zanat, présidente de Family Sphere.

L'auteurE

Femme d’affaires et mère de trois enfants, le parcours professionnel de Mina Zanat est une véritable réussite ! Elle s’est lancée dans l’entreprenariat en étant la première franchisée de Family Sphere, un réseau qui est rapidement devenu le spécialiste de la garde d’enfants à domicile en France. La réussite de son agence, sa forte implication au sein du groupe et son expérience professionnelle lui valent d’être nommée directrice de développement du réseau en 2011. Pendant près de deux ans, elle accompagne avec brio des dizaines de franchises, avant de se voir confier la présidence du groupe en 2012. Family Sphere est aujourd’hui présent sur l’ensemble de la France grâce à ses 104 agences et 5 actuellement en cours d’ouverture.


>>

Consulter toutes les tribunes libres