Nouveau concept

Copper Branch, nouvelle enseigne vegan en franchise

2018-06-04T06:00:00+02:0004.06.2018, 


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Arrivé tout droit du Canada, ce nouveau concept de restauration rapide fait la part belle aux dernières tendances healthy food avec une offre de produits vegan, sans gluten et autant que possible bio. La première unité ouvrira à Brest cet automne, avant de se déployer dans des villes comme Paris, Lyon ou encore Montpellier.

Copper Branch en franchise
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Le vegan, ou végétalisme, a de plus en plus la cote en France et pourrait bien ne plus rester au simple état de niche dans le secteur de la restauration. Sur la seule année 2016, les ventes de produits vegan ont augmenté de 82 % et représenteraient, d’après les estimations du panéliste Xerfi, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les réseaux de franchise sont encore peu nombreux mais la tendance en est encore à ses débuts. Il n’empêche que des acteurs historiques mais aussi de nouveaux venus commencent déjà à se positionner. Dernier arrivé dans la course, du moins en France, l’enseigne Copper Branch.


Restauration rapide et vegan

Créée en 2014 à Montréal, cette enseigne 100 % végétale a déjà ouvert 21 restaurants au Canada et s’apprête à passer à la vitesse supérieure grâce à la franchise, puisque plus de 70 ouvertures sont d’ores et déjà programmées en Amérique du Nord (quelques unités aux Etats-Unis dont une ouverture d’ici la fin de l’année à New York et les autres au Canada). Son credo : la healthy food, à savoir la nourriture saine et bonne pour la santé. « Tous nos produits sont autant que possible bio et issus de la production locale, vegan et sans gluten », résume Martin Ayotte, master-franchisé pour la France, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Le pain est fabriqué par un boulanger différent en fonction de la région où est implanté le restaurant mais qui applique les recettes fournies par Copper Branch ; les fruits et les légumes sont tous issus de l’agriculture biologique et de circuits courts. Seuls les produits de type champignons Portobello, shiitaké ou encore sauce teriyaki sont importés. L’offre de restauration s’étale sur toute la journée, du petit déjeuner, avec par exemple une sélection de cafés, jusqu’au soir. Les clients ont le choix entre des salades, des soupes, des sandwichs, des burgers et des accompagnements comme des « ailes de poulet au soya épicées », des « frites maison cuites au four » ou encore des « nachos de maïs à la crème sure végé ». « Le tout pour un ticket moyen compris entre 12,50 et 14 euros », complète le master-franchisé.


La France en ligne de mire

Au Canada, les restaurants de l’enseigne réalisent en moyenne un chiffre d’affaires de 1 million d’euros par an, ce qui est bien au-dessus de ce que peut faire un restaurant franchisé (voir notre article sur les chiffres d’affaires en franchise). « L’engouement pour le concept est réel, ça cartonne !», se réjouit Martin Ayotte. Raison pour laquelle le réseau a décidé de se lancer en franchise dès 2016, d’abord en Amérique du Nord, et depuis cette année en Europe. Chose surprenante, l’enseigne a choisi d’attaquer d’abord le marché français, pourtant réputé difficile en matière de restauration rapide car déjà pas mal saturé. Alors pourquoi un tel choix ? « Tout simplement parce que ce sont des touristes français qui nous ont demandé d’importer le concept en Europe, répond le master-franchisé. Plusieurs d’entre eux nous ont fait savoir qu’ils l’appréciaient, alors nous nous sommes dit qu’il y avait une véritable demande dans ce pays où le bio fonctionne déjà très bien. » Une première franchise est déjà signée pour une ouverture à Brest d’ici cet automne et d’autres négociations sont en cours pour des villes comme Montpellier, Lyon et Paris et des candidats sont activement recherchés à Lille, Bordeaux ou encore Marseille. « Nous espérons ouvrir cinq ou six points de vente en France cette année, puis une dizaine par an jusqu’en 2023. » Des ouvertures à Monaco, en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas pourraient suivre.


Devenir franchisé Copper Branch

Dans un premier temps, l’enseigne canadienne entend se développer en France uniquement grâce à la franchise, même si l’ouverture d’un flagship parisien n’est pas à exclure d’ici 2019, ainsi que le confie Martin Ayotte. Côté profil des franchisés, Copper Branch ne recherche pas nécessairement des professionnels de la restauration car « il n’y a pas de chef dans nos restaurants. Sur place, nous ne faisons que de l’assemblage », précise le master-franchisé. En revanche, il faut faire preuve d’intérêt pour les aliments sains et disposer d’un apport personnel d’environ 110 000 euros.

Jennifer Matas