Restauration rapide

Burger King recherche des franchisés pour ouvrir une centaine de restaurants par an

2018-11-02T06:00:00+02:0002.11.2018, 


imprimer

Le numéro 2 de la restauration rapide en France devrait franchir la barre des 300 établissements début 2019. Et rester dans les clous de son plan de développement.

Burger King recrute en franchise
Crédits photo : Droits réservés

D’ici la fin de l’année, Burger King devrait ouvrir son 295e restaurant en France et franchir, début 2019, la barre des 300 unités. Et ce seulement quatre ans après son grand retour dans l’Hexagone via la master-franchise détenue par le Groupe Bertrand.


Numéro 2 du fast-food

« Burger King est une marque toujours aussi puissante : trois ans après, nous continuons d’ouvrir entre 90 et 100 restaurants chaque année », se félicite Laurent Pareau, directeur réseau Burger King et Quick. Résultat, l’enseigne tient ses objectifs de croissance et s’impose comme le numéro 2 du fast-food en France, derrière McDonald’s et ses 1 380 unités. « L’enseigne est très attractive et offre une alternative sur le marché du burger. Et puis nous avons été absents du marché français pendant vingt ans et notre ADN est différent de celui des autres acteurs. On le constate à chaque nouvelle ouverture en ville ou dans des centres commerciaux », poursuit Laurent Pareau. Burger King entend poursuivre les ouvertures et ainsi mailler encore plus finement le territoire français. L’objectif : atteindre prochainement les 500 établissements et ainsi conforter sa position de challenger. « Nous voulons construire un réseau solide et rentable, avec un chiffre d’affaires moyen de 3 millions d’euros par restaurant minimum », ajoute le directeur réseau.


Laurent Pareau, Burger King
Crédits photo : Droits réservés
Laurent Pareau, Burger King.


80 % du réseau en franchise

Pour atteindre de tels objectifs, Burger King France entend passer principalement par la franchise. « A terme, nous souhaitons que notre parc de restaurants soit exploité à 80 % en franchise et 20 % en propre. » Les contrats de location-gérance sont longs – deux fois neuf ans, soit dix-huit années au total – et l’enseigne recherche donc des profils sérieux, prêts à s’investir durablement dans le réseau. La multifranchise est par ailleurs fortement soutenue. « Chez Burger King, nous n’allouons pas d’exclusivité territoriale mais des clusters géographiques. Ce qui fait qu’un franchisé qui nous rejoint aura vocation à exploiter de deux à neuf restaurants. C’est l’une des raisons pour lesquelles nos contrats sont si longs : nous souhaitons donner le temps à nos franchisés d’ouvrir plusieurs sites », détaille Laurent Pareau.


Quid de Quick ?

Pour ouvrir une centaine de nouveaux restaurants par an, il faut bien entendu des candidats à la franchise pour les gérer, mais aussi des sites où s’implanter. Burger King semble exclure tout rachat d’enseigne existante, comme l’explique le directeur réseau : « Nous recherchons des emplacements bien spécifiques puisque notre but est d’avoir un Burger King dans les dix à quinze minutes en ville. Une opération de croissance externe n’est donc pas envisageable pour nous développer. » En revanche, le réseau peut s’appuyer sur la foncière du Groupe Bertrand – Bertrand Immobilier – créée en 2014, mais aussi sur la conversion de restaurants Quick en Burger King. Le groupe a en effet racheté le concurrent historique de McDonald’s en France en 2015. But de l’opération : transformer à vitesse grand V la majorité du parc en restaurants Burger King. Fin 2018, il reste encore environ 180 établissements Quick en France et d’ici 2020, une centaine sera convertie en Burger King. « Puis nous vendrons la marque Quick, comme convenu », ajoute Laurent Pareau. D’ici deux ans, donc, toute nouvelle ouverture de Burger King se fera hors transformation d’un Quick. « Depuis 2016, notre plan d’ouverture respectait le rythme de soixante conversions pour quarante ouvertures. Dès 2019 et 2020, nous inversons la tendance pour ne plus faire que des ouvertures. »

A noter que, pour devenir franchisé Burger King, un apport personnel compris entre 225 000 et 250 000 euros est recommandé.

Jennifer Matas