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Biocoop entre au capital de l’enseigne de restauration Bioburger

2018-10-05T06:00:00+02:0005.10.2018, 


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Le leader des spécialistes la distribution bio s’invite sur un tout nouveau marché et espère créer des synergies. Les cofondateurs de Bioburger, Louis Frack et Anthony Darré, restent actionnaires majoritaires.

Biocoop mise sur Bioburger
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Un nouvel actionnaire s’invite au capital de Bioburger, une enseigne de restauration rapide spécialisée dans les burgers bios. Et pas n’importe lequel : Biocoop, leader de la distribution bio du côté des chaînes spécialisées avec plus de 500 magasins.


Levée de fonds d’1 million d’euros

Les deux enseignes ont concrétisé leur partenariat dans le courant du moins de juillet avec une levée de fonds. « Biocoop a investi 1 million d’euros, révèle Thomas Dromer, responsable de la cellule innovation Biocoop. Il s’agit d’un engagement qui s’inscrit dans la durée, nous voulons accompagner Bioburger, l’aider à se développer et à grandir. » Les deux fondateurs, Anthony Darré et Louis Frack, sont toujours majoritaires. « Nous gardons les mains totalement libres, les deux enseignes restent distinctes », souligne ce dernier. En revanche, on ignore le nombre de parts acquises par Biocoop.


Créer des synergies autour de valeurs communes

S’il ne s’agit ni d’une acquisition ni d’un rapprochement entre deux enseignes, alors pourquoi Biocoop et Bioburger s’allient-elles ? « Pour créer des synergies autour des valeurs que nous partageons, à savoir l’envie de développer le bio et de le rendre accessible », explique Louis Frack. Tout a démarré en janvier 2017, lorsque Philippe Jouin, directeur de Biocoop Restaurant, et Louis Frack se rencontrent lors d’une table ronde sur le bio en restauration, au Salon de l’hôtellerie et de la restauration (Sirha). Puis, « tout s’est enchaîné très vite », assurent les deux enseignes. Philippe Jouin s’est rendu dans l’un des restaurants de Bioburger et, en septembre de la même année, Louis Frack et Anthony Barré ont obtenu un entretien avec Orion Porta, directeur général de Biocoop. Sans qu’ils le sachent, au même moment a été créée la cellule innovation Biocoop, dont le but est d’amener le groupement à réfléchir sur deux axes : les nouveaux modes de consommation et les nouveaux modes de distribution. L’alliance avec Bioburger fait par exemple partie de ses projets.


Un partenariat aux avantages multiples

Pour Biocoop, ce partenariat est l’occasion de diversifier ses activités et « d’aller là où on ne nous attend pas, assure Thomas Dromer. Nombreux sont les amalgames autour de la restauration rapide. Bioburger démontre qu’il est possible d’être efficace, professionnel et dynamique tout en proposant des produits de grande qualité, cochant toutes les cases du cahier des charges Biocoop. » Une première étape dans l’ouverture de Biocoop à d’autres secteurs d’activité qui pourrait déboucher sur « de nouvelles alliances dans des domaines autres que la restauration », avance le responsable de la cellule innovation.

Du côté de Bioburger, les avantages d’un tel partenariat sont également nombreux. « Nous allons par exemple pouvoir nous appuyer sur le réseau logistique de Biocoop, et ainsi recourir à des modes de transport plus écologiques, mais aussi sur ses filières et réaliser des achats encore plus exigeants du point de vue du respect de l’environnement avec, pourquoi pas, des économies à la clé. Et puis Biocoop existe depuis plus de trente ans. L’enseigne a donc une vraie expérience en matière d’animation de réseau, de développement, etc. Nous avons beaucoup à apprendre à leurs côtés », détaille Louis Frack.


Bioburger veut se renforcer en propre et en franchise

« L’argent investi par Biocoop servira à structurer notre tête de réseau en étoffant notre équipe actuellement composée de cinq personnes, mais aussi à communiquer autour de notre enseigne, faire savoir qui nous sommes et, enfin, à développer notre réseau », énumère le cofondateur de Bioburger. La jeune enseigne, qui se développe en franchise depuis 2017 et compte un établissement franchisé et trois succursales, espère en effet renforcer son réseau aussi bien en propre qu’en franchise. « Nous souhaitons ouvrir une nouvelle unité en propre en 2019 à Paris, puis deux autres chaque année en moyenne. Tout en développant, en parallèle, notre réseau franchisé », poursuit Louis Frack. En un peu moins de deux ans, Bioburger a ouvert un seul restaurant en franchise, à Paris. L’enseigne veut en effet prendre le temps de sélectionner les bons candidats. « Nous attendons de trouver la perle rare », insiste le dirigeant. Des projets d’ouvertures sont toutefois en route et des restaurants Bioburger devraient ouvrir dans le courant de l’année prochaine à Nantes, Toulouse et Paris. Le tout en franchise. « Nous recherchons également des candidats dans toutes les villes de plus de 200 000 habitants. » Pour ouvrir un Bioburger, un apport personnel minimal de 150 000 euros est recommandé.

Jennifer Matas