Nouveau concept

Les doudounes Jott misent sur la franchise pour grandir

2016-10-21T06:59:00+02:0021.10.2016, mis à jour le 21.10.2016,


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Lancée en 2010 par deux Marseillais, l’enseigne de prêt-à-porter commence à se faire un nom et multiplie les points de vente. Grâce à la franchise, Jott espère atteindre ces prochaines années les 60 magasins en France.

Jott mise sur la franchise
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Alors que le marché de l’habillement est à la peine, Jott - acronyme pour "Just Over The Top" - poursuit sa croissance : en 2016, le chiffre d’affaires de cette enseigne de prêt-à-porter devrait augmenter de 56 % par rapport à 2015 et s’établir aux alentours de 50 millions d’euros, seulement six ans après sa création. Ce succès, l’enseigne l’explique notamment par son concept atypique, entièrement consacré à la doudoune.

Des doudounes hautes en couleurs

C’est lors d’un voyage aux Etats-Unis que les fondateurs de Jott, Mathieu et Nicolas Gourdikian, deux cousins originaires de Marseille, ont l’idée de lancer leur propre marque dédiée à la doudoune. « Tous deux souhaitaient développer un vêtement à la fois chaud et léger, à porter en toute occasion. Bref, une doudoune urbaine qui convient pour tous les jours », commente Daniel Barbier, responsable du réseau. Six modèles – trois pour l’homme et trois pour la femme – sont donc créés avec, dès le début, un large de choix de couleurs possibles (18 teintes). « Aujourd’hui, nous proposons 120 modèles hommes, femmes et enfants avec plus d’une vingtaine de coloris possibles », poursuit le responsable du réseau. Si des polos sont également disponibles en magasin, la doudoune reste le produit phare de l’enseigne, qui va jusqu’à utiliser les déclinaisons de ce vêtement pour décorer ses points de vente. Des étagères entières de doudounes de toutes les couleurs habillent en effet les murs des magasins Jott, à l’image de ce que peuvent faire certaines grandes marques jeans ou des enseignes de bars à chemises. « Le mobilier sert de zone de stockage, ce qui est extrêmement fonctionnel », souligne Daniel Barbier. Ici, le prix médian des doudounes s’élève entre 150 et 160 euros, certains modèles plus haut de gamme et plus techniques pouvant atteindre les 350 euros.


L’export, véritable levier de croissance

Un prix qui ne rebute pour autant pas la clientèle, toujours plus nombreuse. « L’une de nos forces, c’est que notre cible est universelle : Jott peut aussi bien habiller les enfants que les seniors, les hommes aussi bien que les femmes. Et ce, grâce à une coupe travaillée, stylistique, et un colorama renouvelé à chaque saison », assure le responsable réseau. L’enseigne séduit particulièrement à l’international, où Jott est distribuée dans plusieurs centaines de points de vente mutli-marques. « L’export représente 30 % de notre chiffre d’affaires global », révèle Daniel Barbier. « La marque est particulièrement appréciée au Japon, où les produits français sont généralement bien reçus, mais elle séduit aussi beaucoup en Europe ». Afin de profiter pleinement de cet engouement, Jott s’apprête à ouvrir des boutiques exclusives dans plusieurs pays européens. Début 2017, un master-franchisé devrait ainsi ouvrir un premier magasin à Munich, en Allemagne.


Pleins feux sur la franchise

C’est surtout la France qui représente un axe de développement majeur pour la marque marseillaise. Jott y compte déjà 20 magasins et devrait en réunir 27 d’ici la fin de l’année. « Grâce à la franchise, nous ambitionnons d’ouvrir à terme entre 55 et 60 boutiques dans l’Hexagone. Pour ce faire, nous privilégions les emplacements en centre-ville, dans des zones qualitatives, et des villes attractives comme les grandes métropoles ou les spots touristiques. D’ailleurs, nous ouvrons bientôt à Deauville et Megève », ajoute Daniel Barbier. Pour atteindre son objectif, l’enseigne souhaite recruter de nouveaux franchisés. Si, pour l’instant, ce sont les commerçants multi-marques déjà distributeurs de Jott qui sont visés, le réseau ne ferme pas la porte à tout autre projet extérieur. « Le plus important, c’est de s’engager avec des personnes expérimentées, qui connaissent bien leur zone d’implantation », conclut-il.

Jennifer Matas