Nouveau concept

Kilo Shop, une franchise prête à révolutionner le prêt-à-porter

2017-05-24T06:00:00+02:0024.05.2017, 


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Acheter des vêtements au kilo, un concept qui peut prêter à sourire mais qui, pourtant, cartonne déjà. A tel point que l’enseigne de fripe compte déjà une dizaine de boutiques en France et s’ouvre à la franchise pour accélérer son développement.

Kilo Shop se lance en franchise
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Magasin Kilo Shop de la rue de la Verrerie, à Paris.

À la seule évocation du nom de l’enseigne, vous en comprenez le concept : dans les magasins Kilo Shop, le client ne paie pas à l’article mais au poids. Ici, tous les vêtements sont de seconde main, mais qu’importe : les prix sont imbattables. Comptez par exemple sept euros pour une robe, six pour une jupe ou une chemise et moins de vingt euros pour un blouson en cuir. Le tout dans une ambiance vintage qui rappelle un peu les magasins branchés du quartier londonien de Camden.

Un concept dans l’air du temps

Les vêtements et accessoires sont triés selon un code couleur permettant de distinguer les articles de prix des autres. Ainsi, une pastille rouge correspond à la catégorie « 20 euros le kilo », une pastille verte « 30 euros le kilo », une pastille bleue « 40 euros le kilo » et une pastille orange « 60 euros le kilo ». Pour quelques dizaines d’euros, il est donc possible de repartir avec plusieurs kilos de vêtements… De quoi refaire rapidement toute une garde-robe sans se ruiner ! Cette promesse a déjà conquis une large clientèle, notamment à Paris et ses environs où l’enseigne compte huit magasins.

Mais au-delà de l’avantage économique, les consommateurs voient dans ce concept un moyen de se vêtir de façon responsable. « En donnant une deuxième vie aux habits, nous apportons en effet du sens à l’acte d’achat et nous participons à la protection de l’environnement, explique le franchisé Kilo Shop de Cergy et Beauvais. Dans mes magasins, les clients partent à la chasse au trésor pour trouver la perle rare… Cela leur plaît et ils reviennent !»


Un poids lourd de la fripe

Si l’enseigne Kilo Shop n’existe que depuis 2012, elle appartient à un grand groupe spécialiste de la fripe depuis plusieurs décennies : Eureka Fripe. Basé à Rouen, ce grossiste stocke dans ses locaux l’équivalent de 3 000 tonnes de fripes vintage et les exporte dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis ou au Japon. « En près de quarante ans d’expérience [NDLR l’idée de créer un concept où le client paierait ses vêtements au poids est née dans les années 1970 dans l’esprit des dirigeants d’Eureka Fripe mais ce n’est que depuis 2012 que le groupe lance le projet à grande échelle], nous avons développé un savoir-faire spécifique dans la sélection et le tri de pièces vintage, que nous mettons à profit dans nos magasins Kilo Shop », détaille Bernard Graf, dirigeant du groupe. Avec l’enseigne Kilo Shop, Eureka Fripe ne s’adresse plus exclusivement aux professionnels comme le groupe a pu le faire tout au long de son histoire, mais aussi aux particuliers. Un nouveau virage que la marque entend négocier en franchise.


Ouverture en franchise

« Nous sommes convaincus que c’est le moment de déployer le réseau et de donner la chance à des entrepreneurs passionnés de s’associer au concept », déclare ainsi Bernard Graf. « En 2016, nous avons obtenu le prix de l’originalité aux Enseignes d’or qui récompensent les acteurs du retail les plus performants », ajoute-t-il, confiant quant à la réussite de son concept en franchise. Son flasghip situé rue de la Verrerie, dans le 4e arrondissement de Paris, a par exemple enregistré un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2016. Une belle performance sur un marché de l’habillement confronté à de sérieuses difficultés. Aujourd’hui, Kilo Shop compte déjà une quinzaine de magasins, dont cinq au Japon et un en Grèce. Dernier en date à rejoindre l’aventure, le point de vente d’Angers qui a été inauguré le 17 mai. D’autres candidats sont recherchés en vue d’ouvrir dans les principales villes de France. « Pour nous rejoindre, nous recherchons principalement des profils d’entrepreneurs prêts à s’investir dans un concept nouveau et ludique, qui aiment le contact avec la clientèle et qui ont une fibre particulière pour l’univers de la mode et du textile », précise l’enseigne. Un apport personnel minimum de 30 000 euros, hors pas-de-porte, est recommandé.

Jennifer Matas