Stratégie

Chez 5àsec, la transformation digitale est en marche

2016-04-08T07:39:00+02:0008.04.2016, mis à jour le 08.04.2016,


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La chaîne de pressings est entrée au capital d’une société de conciergerie par consignes connectées fin 2015 et a, depuis, réorganisé sa direction en confiant des postes clés aux nouveaux venus. Leur mission : piloter la mutation numérique du réseau.

5àsec se digitalise
Crédits photo : Droits réservés

Julien Recoing a du pain sur la planche. Fraîchement nommé à la direction du pôle franchise de 5àsec, ce serial entrepreneur et co-fondateur de la start-up GroomBox débarque dans le monde du commerce organisé avec une mission délicate : faire évoluer les 1 900 pressings de l’enseigne dans le monde vers un concept plus digital. « Ce qui compte avant tout, c’est d’optimiser l’expérience client en magasin », précise-t-il.

Premières innovations dès la fin de l’année

Chargé de créer des synergies entre GroomBox, 1ère conciergerie par consigne sécurisée française, et 5àsec, Julien Recoing se veut confiant : « Les premières solutions digitales sortiront d’ici la fin de l’année. Il s’agira notamment d’une application dédiée ». L’idée consiste réellement à s’appuyer sur les compétences et le savoir-faire de la start-up pour digitaliser le réseau de pressing. Et c’est précisément pour cette raison que 5àsec est entré au capital de GroomBox en 2015 et a nommé à des postes clés ses têtes pensantes – Bérénice Durand, co-fondatrice, a, pour sa part, pris les rênes de la communication et du marketing. Parmi les problématiques sur lesquelles l’équipe travaille : les files d’attente en points de vente, la livraison à domicile ou encore le service en continu, y compris le dimanche et en soirée. Des services pour l’instant impossibles à mettre en œuvre dans un pressing traditionnel.


Julien Recoing, 5àsec
Crédits photo : Droits réservés
Julien Recoing, co-fondateur de GroomBox et directeur franchise de 5àsec.

L’argument écologique ne suffit plus

Pour le réseau leader du marché français en nombre de pressings, l’idée est de consolider son avantage concurrentiel, notamment vis-à-vis d’enseignes jouant la carte de l’écologie comme Baleo (qui existe depuis 2012 et approche les 20 points de vente) et Aqualogia (créé en 2000, compte aujourd’hui 65 établissements). « Bientôt, nous serons tous obligés d’être verts, cet argument ne suffit donc plus à se distinguer de la concurrence », rappelle Julien Recoing, faisant référence à l’arrêté de 2012 interdisant l’utilisation du perchloroéthylène, un solvant soupçonné d’être cancérigène et utilisé jusqu’alors dans la plupart des pressings.

Avec une expérience client modernisée, de nouveaux services additionnels et le développement de son offre à destination des professionnels, 5àsec entend maintenir son leadership et booster son chiffre d’affaires, pour l’instant autour de 35 millions d’euros. « Nous serons les seuls à proposer un tel concept, basé sur des solutions numériques », insiste Julien Recoing. « Ce sera une véritable innovation dans le domaine. »

Jennifer Matas