Les parfumeries en ordre de bataille pour les fêtes

2013-12-09T06:00:00+02:0009.12.2013, 


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A l'approche des fêtes de fin d'année, certains secteurs jouent une grande partie de leur chiffre d'affaires sur deux mois. C'est le cas, notamment, des parfumeries.


Crédits photo : Shutterstock
A Noël, les parfumeries réalisent en moyenne 25 % de leur chiffre d'affaires annuel.

25 % du chiffre d'affaires réalisé à Noël

Dernière ligne droite avant Noël. Si les enfants trépignent d'impatience à l'idée de découvrir leurs cadeaux, la tendance est plutôt au stress pour les commerçants. Dans certains secteurs d'activité, les fêtes de fin d'année sont le rendez-vous à ne pas manquer. Comme pour les parfumeries. Ainsi, selon la dernière étude du cabinet d’expertise comptable Deloitte, pour Noël 2013, les parfums et les cosmétiques arrivent juste derrière les jouets et les chocolats dans le classement des cadeaux qui seront déposés au pied des sapins par les Français. La bataille s'annonce donc rude entre les différentes enseignes, surtout que les enjeux sont énormes pour les chefs d'entreprise. « Je réalise environ 25 % de mon chiffre d'affaires annuel entre début novembre et fin décembre », prévient Sébastien Mayeux, franchisé Beauty Success à Château-Thierry (02). Même constat pour Marjorie Desmoulin, dont la famille dirige douze points de vente Passion Beauté entre la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère : « C'est le moment clé de notre année avec la fête des mères et la Saint-Valentin », précise-t-elle.


La « roulette russe » du choix des produits

Pourtant, certains facteurs restent aléatoires : « Nous commençons à passer les commandes fin juin. C'est un peu la roulette russe pour savoir ce qui va marcher en décembre. Avant, un parfum avait un cycle de réussite de plusieurs années. Aujourd'hui, le poids des nouveautés fait que d'un mois à l'autre tout peut évoluer », analyse Sébastien Mayeux. Pour contrer cela, l'expérience est primordiale, mais elle ne suffit pas toujours. D'où l'importance de pouvoir se reposer sur la force d'un réseau. Car si les goûts des consommateurs évoluent, leurs habitudes d'achat changent également. Crise oblige, « les clients offrent désormais des flacons de 30 ml au lieu de 100 ml. Mais on voit surtout apparaitre de plus en plus de demandes pour les petits prix », explique Marjorie Desmoulin. Un constat renforcé par l'étude Deloitte qui précise que « 82% des Français privilégieront l’achat d’articles en promotion ». Les offres  sur les coffrets et les réductions pour les clients qui possèdent la carte du magasin permettent ainsi de répondre à ces besoins.


Être performant en magasin

Mais la réussite des parfumeries ne se limite pas à ces seuls aspects. Une fois les produits sélectionnés et reçus reste la dernière étape et non la moindre : la vente. « Tout le monde doit être présent. Hors de question de prendre des congés sur cette période », assure l'associée Passion Beauté. Même son de cloche pour son confrère de chez Beauty Success. « Je fais en sorte de mettre mes meilleurs vendeurs aux moments cruciaux. Il faut également bien gérer la logistique. Pas question de faire du réassort en pleine journée alors que le magasin est bondé », révèle Sébastien. Surtout que les professionnels du métier doivent faire face à la concurrence toujours croissante du Web. Deloitte révèle que « plus de 3 consommateurs français sur 4 indiquent rechercher autant ou plus sur Internet les ″bonnes affaires″ ».  Un constat contre lequel se bat Sébastien Mayeux : « Les clients sont attirés par les prix plus bas du Web, mais souvent ils ne prennent pas en compte les frais de livraison. Au final, ils paient plus cher qu'en magasin. C'est au vendeur d'aller vers eux et de leur expliquer », plaide-t-il.

Enfin, dernier point à gérer : celui des instituts. Aussi bien chez Passion Beauté et que chez Beauty Success, les magasins proposent des soins. Et à cette période, la demande des clientes est forte : « un casse-tête de plus, car souvent les employées qui travaillent à l'institut sont également les plus expérimentées. Il faut trouver le bon équilibre car les soins permettent un trafic supplémentaire en magasin ». Autant de détails à ne pas négliger pour que Noël 2013 soit une bonne cuvée.