Nouveau concept

Drivy veut séduire les entrepreneurs

2017-03-29T06:00:00+02:0029.03.2017, 


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La start-up spécialisée dans la location de véhicules entre particuliers souhaite étoffer sa flotte de véhicules en France, et notamment ceux équipés de sa toute dernière technologie.

Drivy recrute des entrepreneurs
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Dans les allées de Franchise Expo, elle contrastait avec les loueurs traditionnels : la start-up Drivy, née sur le Web en 2010, a pourtant participé à ce salon qui s’est tenu du 19 au 22 mars. Son objectif : attirer des entrepreneurs.

Accroître sa flotte de véhicules

Tous les particuliers ne sont pas encore prêts à partager leur automobile, et encore moins à la louer 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Pourtant, c’est ce que promet Drivy à ses clients : avoir la possibilité de louer tout type de véhicule à tout moment et à proximité. Raison pour laquelle la start-up mise désormais sur les professionnels. « Plusieurs entrepreneurs isolés nous ont déjà approchés, assure d’ailleurs Paulin Dementhon, dirigeant et fondateur de la plateforme. Beaucoup faisaient déjà cela avant que nous nous en occupions : ils achetaient une flotte de plusieurs véhicules pour les proposer à la location sur notre site. Aujourd’hui, nous avons décidé de les accompagner dans leur démarche. »

Pour la start-up, l’occasion est unique d’augmenter sa flotte, qui compte actuellement environ 40 000 véhicules répartis entre cinq pays, et dont la majorité se situe en France. Surtout, de proposer à la location des voitures de qualité, disponibles à tout moment et équipées de la technologie Drivy Open, qui permet d’ouvrir le véhicule depuis son smartphone une fois la réservation validée. « D'ici la fin de l'année, nous espérons que 2 000 voitures disposeront de ce dispositif. » En 2017, Drivy souhaite attirer 300 entrepreneurs qui détiendraient entre quinze et vingt véhicules chacun en moyenne, soit une augmentation de près de 5 000 automobiles d’ici la fin de l’année.


Un partenariat à part

Aucun contrat particulier ne vient régir la relation entre Drivy et les entrepreneurs qui souhaitent investir dans ce projet. À ce titre, aucun droit d’entrée ni redevances ne sont demandés. « Nous facturons, en revanche, 17 % de frais de service, comme pour n’importe quel loueur », précise Paulin Dementhon.

Pour l’entrepreneur, cette absence de cadre offre une plus grande flexibilité. Aucun seuil minimal de voitures n’est par exemple fixé pour se lancer, même si la fourchette moyenne se situe entre cinq et vingt voitures. « Nous estimons qu’à partir de 15 véhicules l’entrepreneur doit consacrer 100 % de son temps à cette activité. Sinon, il peut l’exercer uniquement à temps partiel et ainsi compléter ses revenus », détaille le dirigeant. D’autant que la technologie Drivy Open permet à l’entrepreneur de gérer les départs de véhicules à distance, sans être nécessairement présent. Arnaud fait partie des premiers entrepreneurs à avoir rejoint la plateforme. Au total, il possède une dizaine de voitures qu’il propose à la location en continu, et se dit prêt à en acquérir davantage. « Investir dans une flotte en autopartage peut vite se révéler très rentable », témoigne-t-il. « Pour un parc de vingt automobiles, le chiffre d’affaires moyen peut atteindre les 250 000 euros par an », ajoute Paulin Dementhon.


Et les loueurs classiques ?

Par cette démarche, Drivy chasse de nouveau sur les terres des loueurs professionnels tels qu’Europcar, Hertz ou encore Ada mais, cette fois, non plus du côté des clients mais de celui des futurs franchisés. Pas sûr que ces acteurs historiques voient d’un très bon œil cette nouvelle concurrence. Certains d’entre eux s’étaient déjà mobilisés auprès des pouvoirs publics en vue de légiférer sur les plateformes telles que Drivy et Ouicar, l’objectif principal étant d’harmoniser les règles en matière de fiscalité et de TVA. « Depuis toujours, nous souhaitons clarifier le statut des professionnels qui sont présents sur notre plateforme, raison pour laquelle nous allons plus loin aujourd’hui en leur apportant notre aide », insiste Paulin Dementhon. Choix de la structure administrative, contrats d’assurance adéquats, acquisition de la flotte et solutions de parking : tels sont les quatre piliers de l’offre Drivy. Un package plus light qu’en franchise, mais qui offre aussi davantage de liberté.

Jennifer Matas