Nouveau concept

Blooweels roule à l’électrique… et bientôt en franchise

2015-09-17T06:09:00+02:0017.09.2015, mis à jour le 17.09.2015,


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La jeune société de location de véhicules électriques premium veut déployer son concept dans toute la France. Portrait.

Blooweels roule en franchise
Crédits photo : Droits réservés

C’est sur un marché de niche mais prometteur qu’ont choisi de se positionner Vincent Gombault et son associé, Vincent Fournier, en créant Blooweels en 2014. Passionnés d’informatique et d’automobile, ils ont eu l’idée de proposer en location courte durée des véhicules au gabarit particulier : des voitures électriques « premium », de marques Tesla et BMW principalement. « Nous avons choisi ce créneau pour différentes raisons », explique Vincent Gombault. « Mais, cela nous permettait surtout de distinguer notre offre des loueurs classiques comme Sixt et autres ».

Pendant un an, ce duo d’associés se relaie pour gérer l’entreprise : les premiers véhicules de leur parc, financés avec l’aide de huit actionnaires, sont stockés dans des parkings souterrains de La Défense, où travaillaient les fondateurs dans le même temps. « Nous nous arrangions pour remettre les clés aux clients pendant nos temps de pause », se souvient Vincent Gombault. Aujourd’hui, il se consacre entièrement à son activité et prévoit de déployer le concept dans toute la France.

Voiture Tesla, parc Blooweels
Crédits photo : Droits réservés
L'autonomie de certains véhicules électriques de luxe dépasse les 500 km.

Objectif : une vingtaine de sites

Dès le lancement de Blooweels, les fondateurs songent à la franchise. « Nous voulions d’abord nous assurer qu’une clientèle existait et que le concept avait un avenir. » Un an après ses débuts, la société a récolté 100 000 euros de chiffre d’affaires. Bien qu’en-deçà des estimations initiales des deux créateurs, ce résultat les conforte dans leur projet. D’ailleurs, les porteurs de projet intéressés par l’enseigne n’ont pas tardé à se faire connaître. Un premier affilié devrait ouvrir très prochainement à Lyon (69), et d’autres devraient suivre à Toulouse (31), Bordeaux (33) et Lille (59). « Un jour, un client venu de Montpellier m’a proposé d’ouvrir un site chez lui », se souvient l’entrepreneur. Il n’en faut pas plus aux fondateurs pour se lancer : avec l’aide d’un cabinet d’avocats spécialisé dans la franchise, ils choisissent la licence de marque pour déployer lancer le réseau à l'échelle nationale.

Conscient qu’il s’agit encore d’un secteur en devenir, Vincent Gombault reste prudent : « Pour l’instant, nous visons une vingtaine de sites en France, dans les principales agglomérations. Le succès de l’enseigne dépendra de l’évolution de la demande. » Car, pour l’heure, la location courte durée de voitures propres et haut de gamme reste une niche. « Il incombera aux affiliés Blooweels d’éduquer la clientèle potentielle, faire découvrir ces véhicules et montrer que, non, il n’y a pas de grandes contraintes à rouler à l’électrique », précise le dirigeant.


Véhicule en location chez Blooweels
Crédits photo : Droits réservés

Une idée pour compléter un revenu

Le concept Blooweels a de quoi séduire, surtout pour ces faibles contraintes au lancement : pas besoin d’agence physique, tout se gère par Internet. « Nous sommes en train de faire évoluer notre site afin qu’il puisse gérer plusieurs villes à la fois », explique Vincent Gombault. Comme lui à ses débuts, les affiliés pourront exercer une autre activité en parallèle, salariée notamment. « Ce concept se prête tout à fait à cela », assure le fondateur. Il suffit d’acquérir au moins un véhicule, de marque Tesla selon les recommandations du réseau, pour démarrer. « Cela représente un investissement initial de 90 000 euros environ, auquel s’ajoute un droit d’entrée de 3 000 euros hors taxes. »

A l’achat, le marché des voitures électriques augmente : depuis le début de l’année, plus de 100 000 immatriculations de véhicules zéro émission ont été recensées, dont 10 000 en France, en croissance de 80 % par rapport à 2014*. Si certains Français restent frileux quant à ce type d’automobiles, le dégel semble donc en marche. Blooweels mise d’ailleurs sur cet engouement pour booster son activité : après tout, rien de tel qu’essayer avant d’acheter !

*Source : association nationale pour le développement de la mobilité électrique

Jennifer Matas