Jouets

Une fin d’année sereine pour JouéClub

2017-09-25T06:00:00+02:0025.09.2017, 


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En 2017, ce groupement spécialisé dans le jouet devrait à nouveau enregistrer un taux de croissance positif. Mais si son chiffre d’affaires est en hausse continue depuis dix ans, la concurrence reste forte.

Jouéclub 2017
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Alors que le numéro un mondial Toys’R’Us vient d’annoncer sa faillite outre-Atlantique, le français JouéClub aborde sereinement cette fin d’année 2017. C’est un moment charnière, car comme pour tout spécialiste du jouet, les deux mois précédant les fêtes de fin d’année représentent en moyenne plus de la moitié du chiffre d’affaires annuel (51 % selon le cabinet NPD). Au cours de cette période, ce ne sont pas moins de 50 millions de jouets qui sont en effet vendus dans l’Hexagone. Une manne que les grandes et moyennes surfaces (GMS) partagent avec les spécialistes (La Grande Récré, JouéClub, King Jouet, etc.) et Internet.

Mais le groupement, qui célèbre cette année ses 65 ans, ne semble pas craindre la concurrence. « Cela fait des mois que nous préparons cette fin d’année : détecter les tendances, commander les bonnes quantités et bien accompagner les clients sont trois points clés », déclare Alain Bourgeois-Muller, président-directeur général de JouéClub. Une stratégie qui semble porter ses fruits : fin décembre et pour la dixième année consécutive, le groupement enregistrera une hausse de son chiffre d’affaires. Depuis le début de l’année, l’enseigne a déjà vu son activité croître de 1 % à périmètre constant (contre +1,6 % l’année dernière sur la même période).

Prêt pour le tournant numérique

L’e-commerce prend de l’ampleur dans le monde du jouet et a représenté 20 % des ventes en 2016. L’absence d’offre numérique de la part des acteurs traditionnels peut conduire de grandes enseignes à leur perte. Dans le communiqué annonçant son placement sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, le 18 septembre dernier, Toys’R’Us a reconnu que l’une de ses principales lacunes avait été son retard dans le commerce en ligne. Amazon pèse particulièrement lourd dans ce secteur, et ses parts de marché ne cessent de grossir au détriment des enseignes spécialisées.

Très tôt, JouéClub a compris l’importance d’initier une stratégie omni-canale. « Avec 220 drives en France, nous pouvons dire que nous sommes leaders du web-to-store sur le marché des spécialistes du jouet », assure-t-on du côté de l’enseigne.


Nouveau concept en préparation

Si la composante Internet est cruciale, elle ne représente pour l’instant que 3 % des ventes (en croissance tout de même de 50 % sur un an) et ne doit pas empêcher l’ouverture de nouveaux magasins. Au contraire : fin 2017, JouéClub aura inauguré 13 nouveaux points de vente, dont 6 verront le jour au cours du dernier trimestre. Au total, le réseau devrait donc dépasser les 360 unités en France. Et pour rester à la page et poursuivre le travail de modernisation commencé il y a quelques années, JouéClub planche déjà sur la sortie d’un nouveau concept et d’un nouveau logo courant 2019.

Jennifer Matas