Portrait de réseau

Administrer Autrement joue la carte de la différence dans le monde du syndic

2016-10-31T07:11:00+02:0031.10.2016, mis à jour le 31.10.2016,


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Le hasard fait parfois bien les choses. Novices dans ce métier, Virginie Chaillou et Patrice Cabandé ont démarré leur activité de syndic en 2004. Impliqués et novateurs, ils ont apporté un vent de fraîcheur à cette profession. Avec réussite, puisqu'ils ont lancé leur réseau avec Administrer Autrement en franchise en 2010.

Franchise Administrer Autrement
Crédits photo : Suzanne Tucker / shutterstock.com
Photo d'illustration.

Rien ne prédestinait Virginie Chaillou et Patrice Cabandé au métier de syndic. Et encore moins à développer un réseau sur ce secteur d’activité. C'est le hasard qui a poussé ce couple dans cette aventure. « Nous étions propriétaires d’un appartement dans un immeuble parisien. Nous payions nos charges, mais nous ne voyions rien en retour. Les travaux et l’entretien étaient inexistants. Après avoir changé trois fois de syndic, nous avons proposé à l’ensemble des propriétaires de gérer nous-mêmes l’immeuble », se souvient Patrice Cabandé, jusqu’alors chargé d’affaires au sein d’un bureau d’étude de la voirie. En 2004, il se lance ainsi avec sa compagne, Virginie, qui travaillait en gestion du patrimoine dans une banque. C’est le début d’Administrer Autrement. « Nous travaillions de chez nous. Au départ, les gens ne nous prenaient pas au sérieux. Mais nous étions motivés pour apprendre et bien faire les choses. Nous sommes parvenus à obtenir des subventions et faire des travaux dans notre immeuble. Ensuite, le bouche-à-oreille a fait son travail et nous avons eu un deuxième immeuble à gérer. Dès que nous avons eu dix, les professionnels du secteur et les artisans nous ont pris au sérieux », poursuit le fondateur avec un sourire.


Virginie Chaillou, Administrer Autrement
Crédits photo : Droits réservés
Virginie Chaillou, co-fondatrice d'Administrer Autrement.


La franchise pour répondre à la demande

Le succès est tel que Virginie et Patrice démissionnent de leurs emplois respectifs pour se consacrer pleinement à cette activité. Mais la charge de travail qui s’accumule oblige soit à embaucher, soit à développer le concept. « En 2009, nous sommes allés au salon Franchise Expo afin de voir quels étaient les retours sur notre activité. Et nous y avons rencontré notre premier franchisé », se souvient Patrice. Aujourd’hui, le réseau compte sept franchisés répartis entre Paris, Nantes, Rennes et Toulouse. Pour le créateur d’Administrer Autrement, le succès de son enseigne tient dans le fait qu’ils ne sont pas du métier. « Nous n'en avons n’a pas les défauts ! Nous nous centrons sur l’humain ; je nous perçois comme les "médecins de famille du patrimoine" ». Le réseau se veut également innovant dans ses process, avec, par exemple, la mise en place d’un extranet depuis 2006, alors que ce n’est obligatoire que depuis 2015 pour l’ensemble de la profession.


Patrice Cabandé, Administrer Autrement
Crédits photo : Droits réservés
Patrice Cabandé, co-fondateur d'Administrer Autrement.


Un savoir-être prépondérant

« La mobilité est mise en avant, avec des outils qui permettent de suivre les chantiers en temps réel et d’en rendre compte instantanément », assure également Patrice.  Et si au départ les premières installations se faisaient dans les quartiers les plus populaires, Administrer Autrement gagne désormais les contrées les plus huppées, comme la dernière implantation parisienne dans un arrondissement chic de la capitale. Sûrs de leur force, les fondateurs de l’enseigne entendent poursuivre le développement, mais pas à n’importe quel prix. La philosophie est de créer une famille au sens large au sein du réseau. Si l’objectif est de s’implanter dans les 20 plus grandes villes de France dans les 10 ans, cela ne se fera pas au détriment de l’humain. C’est ce qui prime aux yeux de Virginie et Patrice. La seule contrainte réside dans la détention, au minimum, d’un BTS immobilier afin de pouvoir exercer cette profession. Le reste est une affaire de personne. « Nous avons été des trublions sur le marché des syndics et souhaitons conserver cette différence », conclut Patrice.