Ouvrir sa franchise dans la restauration : les témoignages de 4 entrepreneurs

2013-04-02T07:43:00+02:0002.04.2013, 


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Ouvrir une franchise en restauration : le rêve de beaucoup, mais une aventure réservée aux entrepreneurs prêts à s’investir à fond, tant en termes d’argent que de temps. Découvrez les témoignages de 4 entrepreneurs qui ont franchi le pas avec succès.

Restauration
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Ouvrir son restaurant est le rêve de plus d’un Français. Le marché pèse 87 milliards d’euros dans l’Hexagone, et les concepts se multiplient. « C’est un marché en pleine expansion, confirme Bernard Boutboul, consultant Gira Conseil. Et les Français cuisinent de moins en moins, donc il va continuer à croître !» Pourtant, le taux d’échec est élevé dans ce secteur qui ne permet aucune faille de gestion de l’hygiène, du personnel ou du rapport qualité-prix des menus. Découvrez les témoignages de 4 entrepreneurs qui ont choisi de s’adosser à un réseau pour ouvrir leur restaurant.

Paul Faudot Dit Bel, franchisé Au Bureau
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Paul Faudot Dit Bel, franchisé Au Bureau

Paul Faudot Dit Bel, franchisé Au Bureau

Franchisé Au Bureau à La Valette-du-Var (83) depuis octobre 2012, Paul Faudot Dit Bel a converti le restaurant qu’il exploitait depuis 6 ans à l’enseigne Au Bureau. « Mon concept original, de pub à l’anglaise, était bon mais pas assez abouti. Il ne me permettait pas de faire aussi bien que mes voisins sous enseigne, des franchisés Quick, KFC, McDonald’s ou encore Memphis Coffee. En tant qu’indépendant isolé, on ne peut pas être à la fois bon restaurateur, bon décorateur et bon communiquant ! La conversion m’a coûté entre 200 000 et 250 000 euros. » Et depuis le passage de son restaurant sous l’enseigne Au Bureau, Paul Faudot Dit Bel a vu son chiffre d’affaires croître à vitesse grand V. Il devrait le doubler d’ici la fin de l’année 2013, et compte même ouvrir un autre restaurant Au Bureau à Hyères, toujours dans le Var, en juillet prochain.

Marc Chaudron, Quick
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Marc Chaudron, franchisé Quick

Marc Chaudron, franchisé Quick

A la tête de 5 restaurants dans le Poitou-Charentes qui emploient environ 150 salariés, Marc Chaudron fait partie du groupe Quick depuis 2006. Après 15 ans dans la grande distribution, au sein de l’enseigne Auchan, l’entrepreneur n’avait rien d’un restaurateur quand il a entamé sa reconversion au sein de Quick. « Je savais gérer un centre de profit, mais je n’aurais pas pu créer moi-même un concept de restauration innovant », explique-t-il. Ouvrir un restaurant Quick requiert un investissement d’environ 1,5 million d’euros, avec un apport en fonds propres de 500 000 euros. Marc Chaudron, qui n’avait pas cette somme, a ouvert 4 restaurants et a repris le 5e en location-gérance. Il explique : « Je ne suis propriétaire ni des murs ni du fonds de commerce. Il a donc été un peu plus dur de trouver du financement auprès des banques, mais je n’ai eu besoin, pour chaque ouverture, que de 200 000 euros en fonds propres, pour un investissement de 700 000 euros environ. »

Fabrice Gendron, KFC
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Fabrice Gendron, franchisé KFC

Fabrice Gendron, franchisé KFC

Ancien salarié McDonald’s, Fabrice Gendron est aujourd’hui à la tête de 4 restaurants KFC à Toulouse. L’entrepreneur a préféré le poulet aux hamburgers pour plusieurs raisons : « Il y avait des opportunités chez McDonald’s, mais pas dans la zone géographique que je souhaitais. De plus, je voulais rejoindre une enseigne jeune, chez qui tout était à construire », explique-t-il. Il est ainsi le 14e franchisé à avoir rejoint KFC France, qui avait déjà fait ses preuves en Amérique du Nord et en France via des succursales. Comme son homologue de Quick, il a choisi la location-gérance pour des raisons de coûts. « L’investissement est aussi d’environ 1,5 million d’euros pour être franchisé KFC », confirme-t-il. S’il avait à donner un conseil à de futurs franchisés, ce serait le suivant : « J’ai choisi KFC pour la solidité d’une enseigne qui a fait ses preuves. Mais être adossé à un réseau ne suffit pas, il faut aussi énormément travailler !»

Christopher Mauve, franchisé La Mie Câline
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Christopher Mauve, franchisé La Mie Câline

Christopher Mauve, franchisé La Mie Câline

Ce jeune entrepreneur est devenu franchisé La Mie Câline à Fécamp (76) à 27 ans, quand le franchisé moyen a en général vingt ans de plus. D’abord employé du réseau de boulangeries en 2006, Christopher Mauve est devenu locataire-gérant en 2010, avant de racheter son fonds de commerce deux ans plus tard. « C’était un rêve d’être mon propre patron », explique le jeune homme. Il a ainsi gravi tous les échelons, jusqu’à être en mesure de mettre 570 000 euros sur la table pour racheter son magasin. « C’était une opportunité de reprendre la boulangerie, et je ne regrette pas du tout mon choix !»

Propos recueillis au salon Franchise Expo Paris 2013

Camille Prigent