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Noël, une période qui sent bon pour les fleuristes

2017-12-15T06:00:00+02:0015.12.2017, 


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A l'instar des cavistes, des épiceries fines et bien entendu des spécialistes du jouet, les fleuristes jouent une part importante de leur chiffre d'affaires annuel pendant les fêtes de fin d'année.

Fleuristes à Noël
Crédits photo : Carrément Fleurs

« La période de Noël représente 10 % de mon chiffre d’affaires annuel ». Comme beaucoup de ses consœurs et confrères, Yohann Sebag, franchisé Monceau Fleurs à Marseille, est dans les starting-blocks. Entre les ventes de sapins, les compositions pour les décorations de table ainsi que les fleurs et plantes de Noël, les fleuristes s’imposent comme des acteurs majeurs pendant les fêtes de fin d’année. Impossible de manquer une telle occasion de faire du chiffre. « Nous préparons cette période un mois et demi avant », assure Olivier Gontard, franchisé Carrément Fleurs à Nîmes. Et de préciser : « Pour nous aider, nous avons à disposition des books avec les tendances ainsi que les historiques afin d’être le plus juste dans les commandes que nous passons ».


Un marathon de quinze jours

A l’inverse de la fête de mères ou de la Saint Valentin où tout se joue en un jour, les fêtes sont un véritable marathon pour les fleuristes. « Nous avons quinze jours compliqués à gérer que ce soit pour la gestion des commandes, les ventes, la charge de travail... Et il faut aussi rendre le magasin magique !», renchérit Yohann Sebag. Installé depuis 7 ans, il s’appuie sur son expérience pour être le plus juste possible dans ses stocks. « Nous remontons un à deux ans en arrière pour nous baser sur les chiffres et ainsi limiter les pertes. Plus loin dans le temps, cela ne sert à rien car les tendances changent vite. Nous prévoyons cependant toujours un peu plus, car il n’y a rien de pire que d’être en rupture de stock durant cette période ». S’il existe certaines certitudes, comme les couleurs phares de Noël – le rouge, le vert ou encore le dorée – d’’autres facteurs dépendent des clients. « Est-ce que ce sera l’année du bouquet ou de la composition ? Nous le verrons bien. En attendant, nous ferons au mieux », explique le franchisé marseillais. De son côté, son homologue nîmois révèle que « si le nombre de ventes reste stable ces dernières années, le panier moyen augmente et se situe autour de 25 et 30 euros. En contrepartie, les clients attendent davantage de services ».


Pas de recrutement, mais plus d’heures

Tout repose donc sur la capacité des commerces de fleurs à s’adapter. Que ce soit pour les stocks, les commandes mais également pour gérer au mieux le fonctionnement du magasin. « Nous avons le temps de nous organiser, en particulier pour les livraisons car les gens ne s’y prennent pas au dernier moment », détaille Yohann Sebag. « Nous faisons plus d’heures, le personnel le sait en s’engageant avec nous, mais nous ne recrutons pas. Si pour la fête des mères ou la Saint-Valentin des renforts sont nécessaires en raison d’un flux important sur un ou deux jours, pour Noël il y a certes plus de monde mais c’est plus diffus », assure Olivier Gontard.

« Nous travaillons plus, certes, mais c’est aussi une période agréable. Les clients sont détendus, dans l’optique de faire plaisir ou de se faire plaisir. Pour le personnel, nous fournissons le planning un mois en avance pour que tout le monde puisse s’organiser, sachant que l’on ferme le 25 décembre et le 1er janvier après-midi », abonde Yohann Sebag. Un peu de relâche dans une période agitée. Même si les deux franchisés en conviennent : être dans un réseau limite les risques. « Nous avons un large catalogue à disposition et une grande force de frappe grâce à la renommée du réseau et à sa communication », conclut Yohann. Un petit cadeau, avant les fêtes.