La Saint-Valentin, un ravissement pour les fleuristes

2014-02-14T06:00:00+02:0014.02.2014, 


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La Saint-Valentin fait le bonheur des fleuristes. Comme chaque année, ces commerçants attendent avec impatience le 14 février, une journée qui peut leur rapporter jusque trois fois le chiffre d’affaires d’une semaine normale. Plongée dans les coulisses de leur préparation.


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La rose rouge, produit phare de la Saint-Valentin.

51 % des Français ont l’intention d’offrir un présent le jour de la Saint-Valentin, selon une étude Flash IFOP-Bonial réalisée en 2014. Parmi eux, 70 % se rendront dans un magasin physique pour effectuer leur achat. Et pourquoi pas chez un fleuriste ? Chaque année, la fête des amoureux est synonyme de rentrées de chiffre d’affaires exceptionnelles pour les commerçants spécialisés dans l’offre de fleurs et de plantes. « Cette année, confie Yannick Pastureau, franchisé Carrément Fleurs à Cahors (46), nous pensons avoir une activité douze fois plus importante qu’une journée classique. C’est trois fois le chiffre d’affaires d’une semaine normale. » Chez Monceau Fleurs, les perspectives financières sont également au beau fixe, comme en témoigne Jean-Marc Donce, multi-franchisé en région parisienne : « En une journée, nous réalisons une semaine de chiffre d’affaires, soit en ce qui me concerne 30 000 euros par magasin. »

Une préparation calibrée

Pour répondre au pic de demandes concentrées sur une seule journée, les fleuristes doivent se préparer plusieurs jours à l’avance. Pour les commerçants appartenant à un réseau, la tâche s’en trouve simplifiée : « La tête de réseau nous guide lorsque nous ne connaissons pas encore bien le métier, en nous conseillant sur les prix de vente à fixer et les stocks à prévoir », explique Yannick Pastureau. « Ensuite, l’expérience fait le reste », ajoute Jean-Marc Donce.

D’abord, les stocks. « Nous vendons des produits périssables, nous ne pouvons donc pas nous y prendre trop à l’avance », rappelle le multi-franchisé Monceau Fleurs. Quelques jours avant le jour J, cet entrepreneur commence à stocker les produits « habituels » et confectionne les bouquets en avance. « Une préparation militaire », affirme-t-il. Puis, les 12 et 13 février, il réceptionne les livraisons de produits destinés à la vente le jour de la Saint-Valentin, dont la traditionnelle rose rouge. « C’est le produit phare, confirme Yannick Pastureau. J’en vends 2 000 le 14 février contre 500 un jour classique. »

Les prix de vente, ensuite. « La Saint-Valentin est une fête célébrée dans toute l’Europe », rappelle le franchisé Carrément Fleurs. « La demande auprès des fournisseurs, notamment hollandais, fait augmenter les prix, incitant certains fleuristes à répercuter ces hausses sur le prix de vente, pour maintenir leurs marges. » Intervient alors la tête de réseau, notamment auprès des jeunes commerçants néophytes. « L’enseigne nous recommande des prix de vente, en précisant que nous pouvons amortir sur l’année cette perte de marge exceptionnelle. »


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Comme pour la fête des mères, Noël et le Nouvel an, la Saint-Valentin est une manne pour les fleuristes.

Un point de vente paré pour l’occasion

A journée exceptionnelle, décoration exceptionnelle. En préparation de la Saint-Valentin, les fleuristes parent leur boutique pour l’occasion. « Chez Monceau, nous apposons des visuels sur les stores à l’extérieur du point de vente et habillons l’intérieur en adéquation avec l’événement, détaille le franchisé. Nos équipes aussi : tous revêtent un uniforme rouge orné de cœurs. » Du côté de Carrément Fleurs, aussi : « La tête de réseau nous fournit les visuels nécessaires à la décoration de nos boutiques deux semaines auparavant », souligne Yannick Pastureau.


Une ambiance détendue pour le grand jour

Si les commerces de fleurs ouvrent, en général, plus longtemps le jour de la Saint-Valentin, nul besoin de recourir à l’embauche de personnel supplémentaire. « Nos équipes sont préparées à la forte affluence qui arrivera entre 17h30 et 20h30 », rassure Jean-Marc Donce. « C’est aussi l’avantage d’appartenir à un réseau et de diriger un commerce de grande taille par rapport aux indépendants : nos magasins comptent en moyenne 7 salariés. Nous sommes donc plus nombreux et organisés pour répondre à la demande. »

Avec une préparation engagée plusieurs jours à l’avance, les commerces de fleurs organisés en réseau se déclarent fin prêts pour affronter le pic de trafic courant le jour de la Saint-Valentin. « Ce jour-là, tout le monde est très détendu. C’est la journée préférée des fleuristes !» avance Jean-Marc Donce. « Les clients sont aimables et se décident vite. L’achat se concrétise en moins de trois minutes, un vrai bonheur. »

Jennifer Matas