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Wall Street English, une autre conception de la franchise

2018-08-06T06:00:00+02:0006.08.2018, 


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Le réseau spécialisé dans les cours d’anglais a lancé la franchise participative en 2011. Depuis, il détient 20 % du capital de tous les centres de formation franchisés. Un système qui, selon son président, fonctionne à merveille.

Franchise Wall Street English
Crédits photo : Droits réservés

Lorsque Wall Street English se lance en franchise en octobre 1997 – soit quatorze ans après sa création –, le réseau opte pour un fonctionnement classique. Unis par une relation contractuelle, franchiseur et franchisés s’engagent à respecter des droits et des devoirs l’un envers l’autre. Mais, depuis 2011, le réseau de centres de formation à l’anglais a décidé d’aller encore plus loin.


20 % du capital détenu par le franchiseur

L’enseigne pilotée par Natanael Wright s’est en effet lancée dans la franchise reconductible participative. Désormais, la tête de réseau sera actionnaire de chaque établissement franchisé à hauteur de 20 % du capital. « Il s’agit d’une condition non négociable pour tout franchisé qui intègre le réseau », insiste le président. Un moyen pour l’enseigne de montrer son engagement en prenant des risques aux côtés du porteur de projet et de créer « une véritable relation d’associés ». Finalement, ce système a eu des avantages inattendus pour la tête de réseau : « Nous ne pensions pas que cela allait changer aussi radicalement les relations avec nos franchisés », révèle Natanael Wright. Et pourtant : depuis l’instauration de la franchise participative, aucun litige ni aucune plainte n’a été enregistré par l’enseigne, assure le dirigeant. « En vingt ans d’existence, nous avions connu trois conflits majeurs avec des franchisés. Mais depuis que nous avons changé le contrat, la relation a évolué et même ceux avec qui nous étions en désaccord semblent satisfaits et font encore partie du réseau !»


Natanael Wright, Wall Street English
Crédits photo : Droits réservés
Natanael Wright, Wall Street English.


Si la franchise participative peut parfois être critiquée car utilisée par certains franchiseurs comme un moyen de s’ingérer dans les affaires de leurs franchisés, Wall Street English s’en défend : « C’est la raison pour laquelle nous avons fixé le montant de la participation à 20 % pour tous. Une limite qui permet au franchisé de rester maître chez lui tout en montrant l’engagement de la part du franchiseur », détaille le dirigeant.


Un contrat reconductible pour tous

En plus d’être participative, la franchise Wall Street English est reconductible, ce qui signifie que le contrat est reconduit tant que le franchisé, quel qu’il soit, ne souhaite pas arrêter. Dans un contrat de franchise classique, les deux parties s’engagent sur une durée au terme de laquelle l’une ou l’autre peut mettre fin à la relation sans avoir à se justifier. « Un franchiseur peut bien dire à son franchisé qu’il est bon et que s’il continue comme ça, il sera reconduit, dans les faits, rien n’est écrit », rappelle Natanael Wright. Pas question, en revanche, de reconduire n’importe quel franchisé sans condition. « En tant que franchiseurs, nous devons aussi nous protéger pour rester maîtres de notre réseau. Lorsqu’un contrat arrive à terme et que nous ne souhaitons pas poursuivre, nous attendons la dernière année pour exercer une option d’achat à une valeur définie à l’avance en fonction de différents critères économiques. »


Le profil recherché

Wall Street English espère doubler de taille d’ici 2023 et ouvrir cinquante centres supplémentaires grâce à la franchise. Des candidats sont donc recherchés un peu partout en France. « Nous avons besoin de trouver des personnes qui aiment le BtoC, la relation à l’autre et qui ne craignent pas de promouvoir le parrainage au sein de leur centre de formation. » Autre condition : disposer d’un apport personnel minimum de 130 000 euros pour ouvrir une école de 300 mètres carrés.

Jennifer Matas