Portraits

Kévin Barré et Kévin Louis, jeunes franchisés Baby Time aux destins croisés

2015-01-07T06:00:00+02:0007.01.2015, 


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Créé en 2010, le réseau Baby Time, spécialiste de la garde d’enfants, poursuit son développement en franchise en accueillant des candidats de tout horizon. Kévin Barré, ancien footballeur professionnel, et Kévin Louis, ex-cadre dans la grande distribution, en sont la preuve vivante. Portrait de ces deux jeunes créateurs d’entreprises aux ambitions avouées.

Kévin Barré et Kévin Louis, franchisés Baby Time
Crédits photo : Droits réservés
Kévin Barré et Alix Nebout, fondatrice de Baby Time.

Entré à 13 ans au centre de formation du Football Club de Nantes (44), Kévin Barré signe à l’issue de son instruction un contrat professionnel de 3 ans. Miné par des blessures qui l’éloignent des terrains pendant 2 de ses 3 années sous obligation, il n’est pas reconduit. Bien qu’ayant persévéré en championnats inférieurs, la réalité remportait le match. « Mon corps ne suivait plus. J’ai alors pris conscience que mes chances de retourner au haut-niveau disparaissaient, confirme le jeune homme, âgé de 24 ans. L’an dernier j’ai donc décidé de raccrocher et je me suis dirigé vers un CAP petite enfance. » Parcours radicalement différent pour Kévin Louis. Master marketing et communication en poche, ce Martiniquais d’origine a perfectionné son profil au sein de l’ISEG à Toulouse (31), avant d’être embauché dans la grande distribution. Directeur de magasin chez Lidl puis responsable rayons chez Décathlon, il franchit le pas en intégrant le réseau Baby Time à 26 ans, « pour être plus libre », concède-t-il. « J’ai toujours eu un bon contact avec les enfants et le secteur de la garde d’enfants est en pleine essor. Aussi, les services à la personne proposent davantage de proximité avec les clients que dans la distribution. C’est tout naturellement que je me suis alors rapproché de Baby Time. » Kévin Barré ouvre ainsi son agence à Nantes et Kévin Louis à Toulouse.


Un réseau au diapason de ses franchisés

Ce qui a plu aux deux néophytes de la création d’entreprise, au-delà de l’univers de la puériculture, c’est surtout le dynamisme du réseau. « Un ami franchisé dans le secteur m’avait prévenu qu’une jeune enseigne de garde d’enfants se développait en franchise. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion, explique l’ex-footballeur. Le courant est très vite passé avec le dirigeant, Sylvain Nebout, qui est aussi un ancien sportif de haut-niveau. » Autre son de cloche de la part de Kévin Louis, qui a vu dans la franchise l’occasion de participer à l’aventure de l’enseigne. « J’ai non seulement choisi de créer mon entreprise pour être indépendant, avoir des responsabilités et en assumer les conséquences, mais aussi pour la disponibilité des dirigeants. Ce n’est pas toujours évident d’être en relation avec la tête de réseau parce que généralement des franchisés sont déjà bien installés dans la vie du groupe. En faisant partie des premiers franchisés Babytime*, j’ai l’espoir de voir évoluer ma carrière au sein du réseau », détaille-t-il. Pourquoi ne pas proposer ses compétences pour briguer un poste de direction de la communication, lui qui s’occupe parallèlement de la communication de certains événements sportifs ou festifs ? « Ce n’est qu’un commencement », conclut-il. A rebours, Kévin Barré trouve chez Baby Time une indépendance alliée à une certaine sécurité. « La franchise m’apporte un savoir-faire et une aide au quotidien appréciables », résume-t-il.


De l’ambition à revendre

Kévin Barré et Kévin Louis, franchisés Baby Time
Crédits photo : Droits réservés
Sylvain Nebout (à g.), fondateur du réseau Baby Time, aux côtés de Kévin Louis.

Mais volonté ne rime pas toujours avec facilité. Certains obstacles peuvent se présenter dans le processus de création d’entreprise. Le Nantais en a fait l’expérience. « Le plus compliqué n’a pas été de trouver un local, mais de réaliser une étude de marché, analyse-t-il. Les démarches sont compliquées et j’ai dû recourir à une aide extérieure. Après m’être bien documenté, j’ai réalisé moi-même l’étude avant de la faire valider par deux experts puis me rendre à la banque. » L’objectif : bien s’implanter sur Nantes, se faire connaître et faire aussi bien que le pilote bordelais. « Si l’affaire tourne bien, ouvrir une seconde unité d’ici 4, 5 ans n’est pas à exclure », conclut Kévin. Son alter-égo toulousain planifie déjà l’ouverture d’une deuxième agence à moyen-terme. « Là, je m’installe dans le secteur de Toulouse-Nord. J’envisage donc de m’implanter à Toulouse-Sud par la suite, avant de voir plus large vers Muret, Albi (81) ou Montauban (82) », énumère-t-il. In fine, la route est encore longue pour les deux petits nouveaux. Preuve de cette réalité, chacun va démarcher les acteurs du marché afin de construire leur réseau. Ecoles, crèches, ordre des médecins, universités pour recruter les nounous… un passage obligé avant de s’attaquer au grand public.

*Le réseau Baby Time compte 4 agences : Bordeaux (33), Clermont-Ferrand (63), Nantes (44) et Toulouse (31).